Le ministre égyptien des Affaires étrangères affirme à Berry que le retrait israélien est la « clé » de la stabilité au Liban
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a affirmé lors d’un entretien avec le président du Parlement libanais, Nabih Berry, que le retrait israélien complet était « la clé de la stabilité au Liban », selon un communiqué de Aïn el-Tiné. Le ministre a également réaffirmé « l’attachement de l’Égypte à la stabilité du Liban ».
De son côté, Nabih Berry a souligné la nécessité « d’éviter la discorde au Liban et de multiplier les efforts pour préserver la stabilité et la paix civile ».
L’armée israélienne affirme avoir « éliminé » le combattant du Hezbollah ayant tué un soldat israélien au Liban-Sud ce matin
L’armée israélienne affirme avoir « éliminé » le combattant du Hezbollah ayant tué un soldat israélien près de Deir Seriane (caza de Marjeyoun) ce matin, dans un message publié sur X en début de soirée. « À l’issue de vastes opérations de ratissage menées par les forces israéliennes dans le secteur, le combattant a été localisé dans l’un des bâtiments situés à proximité du lieu de l’accrochage et a été tué par les forces israéliennes », affirme l’armée israélienne.
Une grenade assourdissante larguée par Israël près d'agriculteurs à Ibl el-Saqi
Un drone de l'armée israélienne a largué une grenade assourdissante près de la source d’Ibl al-Saqi (caza Marjeyoun), à proximité de fermiers, sans faire de blessés, selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.
Berry et Ghalibaf évoquent « la violation par Israël du mémorandum d’entente » entre Téhéran et Washington
Lors de leur appel téléphonique rapporté plus tôt par l’agence iranienne Tasnim, le président du Parlement iranien et principal négociateur avec les États-Unis, Mohammad Bagher Ghalibaf, ainsi que son homologue libanais, Nabih Berry, ont évoqué la « violation par Israël du premier point du mémorandum d’entente signé entre la République islamique d’Iran et les États-Unis » le 17 juin, qui prévoit la fin de la guerre sur tous les fronts, rapporte un communiqué de presse du Parlement libanais. Selon les deux responsables, l’accord prévoit également dans le même point « le retrait d’Israël des territoires qu’il a occupés jusqu’aux frontières internationalement reconnues, dès le premier instant suivant la signature de l’accord et durant la période de soixante jours ».
À noter que l’accord appelle à garantir « l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban », sans donner davantage de précisions.
Par ailleurs, M. Ghalibaf a assuré que l’Iran « tenait à poursuivre ses démarches et à intensifier ses efforts auprès des parties régionales et internationales garantes du mémorandum d’entente afin de contraindre Israël à mettre fin à sa guerre contre le Liban ». Il a également indiqué que « la commission technique chargée du suivi de la mise en œuvre du mémorandum d’entente, à laquelle participent l’Iran, les États-Unis et le Liban, devait entamer ses travaux afin d’examiner et de suivre les arrangements liés à la situation sur le terrain, notamment au Liban ». Aucune mention n’a été faite dans le compte-rendu de l’appel de l’accord-cadre signé entre Beyrouth et Tel-Aviv vendredi, et rejeté par M. Berry et le Hezbollah.
« L’accord signé avec le gouvernement libanais est historique et important », affirme le chef d’état-major de l’armée israélienne
« L’accord signé avec le gouvernement libanais est historique et important », affirme Eyal Zamir, le chef d’état-major de l’armée israélienne, qui précise que le « véritable test est désormais celui de sa mise en œuvre », selon des propos rapportés sur X par l’armée israélienne.
« La puissance opérationnelle et les succès militaires obtenus par l’armée israélienne ces derniers mois sont ce qui a permis de créer les conditions nécessaires à sa conclusion », a-t-il dit. Tout en affirmant qu’Israël « respectera cet accord et oeuvrera à sa réussite », le chef de l’armée israélienne dit que le « véritable test est désormais celui de sa mise en œuvre par les deux parties, et la période à venir déterminera l’avenir ». « La sécurité de nos forces est d’une importance capitale. Les combattants de la 36e division et de notre unité Commando contrôlent le secteur de la crête du Beaufort et disposent de tous les outils et moyens nécessaires pour vaincre l’ennemi », a-t-il encore affirmé.
Ghalibaf échange avec Berry, suite à l’accord-cadre israélo-libanais
Le président du Parlement iranien et principal négociateur avec les États-Unis, Mohammad Bagher Ghalibaf, a échangé avec son homologue libanais et chef d'Amal, Nabih Berry, « de questions bilatérales, et notamment de la situation au Liban », selon l’agence iranienne Tasnim, qui ne donne pas davantage de détails.
Cet appel intervient au surlendemain de la signature entre le Liban et Israël d’un accord-cadre en vue d’une « paix durable », qui a été fustigé par M. Berry et le Hezbollah. Le tandem chiite s’était félicité il y a deux semaines de l’obtention par l’Iran d’un cessez-le-feu, régulièrement violé par l’armée israélienne, au Liban-Sud. Le Hezbollah estime que le retrait israélien peut être obtenu via le protocole d’accord entre Téhéran et Washington, signé le 17 juin, qui prévoit que les deux puissances s'engagent à « garantir l’intégrité territoriale » du Liban.
L'Iran prévient que toute ingérence dans sa gestion d'Ormuz risque « d'accroître les tensions » dans la région
Le ministre iranien des Affaires Etrangères, Abbas Araghchi, a prévenu dimanche que toute ingérence dans la gestion par Téhéran du détroit d'Ormuz, en dehors du cadre prévu par le protocole d'accord conclu avec Washington, risquait « d'accroître les tensions » dans la région.
« Aucune autre institution ni aucun autre pays » que l'Iran n'est « responsable » de la gestion du détroit, et « conformément au protocole d'accord (...) toute ingérence dans cette affaire, toute tentative d’adopter de nouvelles dispositions ou des dispositions séparées » conduira « à des retards dans la réouverture du détroit et augmentera les tensions », a affirmé M. Araghchi qui effectue une visite officielle à Bagdad, rapporte l'AFP. « J'exhorte toutes les parties à ne pas s’ingérer dans la gestion du détroit (....) et à ne pas laisser ce protocole d’accord dévier de sa trajectoire », a-t-il ajouté, après des échanges de frappes avec les Etats-Unis depuis vendredi.
Le passage par le détroit d'Ormuz nécessite toujours une coordination avec les Gardiens de la révolution, selon la télévision d'État iranienne
La télévision d'État iranienne affirme que le passage de transit le plus sûr pour les navires entrant dans le Golfe se situe au sud de l'île iranienne d'Ormuz, et au sud de l'île de Larak pour les navires sortant du Golfe, selon Reuters.
Araghchi appelle à la mise en place d’un cadre de sécurité avec les pays du Golfe
Le ministre iranien des Affaires étrangères a appelé dimanche à la mise en place d’un cadre de sécurité avec les pays du Golfe, après de nouvelles frappes iraniennes contre des bases américaines dans le Golfe en représailles à des attaques américaines.
« Nous devrions parvenir à un nouveau cadre qui inclue tous les pays de la région et sans la présence ni l’ingérence d’aucun pays extérieur à la région », a déclaré Abbas Araghchi dans une conférence de presse lors d'une visite dans la capitale irakienne, rapporte l’AFP.
Accord Liban-Israël : Geagea salue la « plus importante initiative politique entreprise par l’État depuis un demi-siècle », et lance des piques à Berry, Joumblatt et Kassem
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a officiellement réagi à l’accord-cadre conclu vendredi entre le Liban et Israël en saluant « la plus importante initiative politique entreprise par l’État libanais depuis un demi-siècle afin de sortir le Liban et les Libanais de l’impasse tragique et de ses conséquences provoquées par les « résistances » successives sur le territoire du Sud ». L’accord, fustigé par le tandem chiite, « fera sortir les Israéliens de notre territoire (et) nous débarrassera également d’un grand problème national qui nous accompagne depuis cinquante ans : l’existence d’organisations armées en dehors de l’État, au premier rang desquelles le Hezbollah, qui décident à leur guise de la guerre et de la paix en fonction d’intérêts extérieurs, sans tenir compte des intérêts du Liban et des Libanais », a écrit le leader chrétien.
Il a également lancé des piques aux chefs d’Amal et du Hezbollah, Nabih Berry et Naïm Kassem, ainsi qu’au leader druze et ancien chef du Parti social-progressiste (PSP), Walid Joumblatt, qui ont tous trois critiqué à leur manière l’accord. Au premier, qui a tancé la « discorde » interne qu’induirait l’application de l’accord, M. Geagea a répondu que « la « discorde » a commencé lorsque l’Accord de Taëf (1989, qui a mis un terme à quinze ans de guerre civile au Liban, Ndlr) a été appliqué dans le domaine sécuritaire et militaire à certains mais pas à d’autres », en allusion aux armes du Hezbollah. « Et ceux qui invoquent aujourd’hui l’accord d’armistice auraient mieux fait de réagir lorsque celui-ci a commencé à être bafoué dès 1964 (lorsque les milices palestiniennes ont commencé à s’implanter au Liban-Sud dans le cadre de la lutte contre Israël, Ndlr), au lieu d’en pleurer aujourd’hui les ruines », a écrit M. Geagea en réponse à Walid Joumblatt qui a regretté « la mise à l’écart totale de l’Accord d’armistice », de 1949. Il a également répondu au Hezbollah, dont ses responsables mènent un procès en illégitimité de l’accord, que « l’autorité légitime au Liban est aujourd’hui composée, comme dans la majorité des pays du monde, du président de la République, du gouvernement et du Parlement ».
Israël largue des grenades assourdissantes près d’une famille inspectant sa maison à Baraachit
Un drone israélien a largué deux grenades assourdissantes dans la cour d’une maison située à la périphérie de la localité de Baraachit (caza de Bint Jbeil), alors qu’une famille inspectait son habitation dans le secteur.
Par ailleurs, à l’aube, les forces israéliennes ont érigé un remblai de terre à proximité d’une réserve naturelle située à la périphérie sud-est de la localité.
Accord-cadre Liban-Israël : le tandem chiite a officiellement rejeté l'accord
L'accord-cadre conclu vendredi entre le Liban et Israël au terme du cinquième cycle de négociations à Washington suscite de vives réactions d'un bout à l'autre de l'échiquier politique, dont un rejet catégorique et particulièrement virulent du tandem chiite et d'autres camps politiques. Le mouvement Amal a publié un communiqué officiel annonçant son refus du document : « Le mouvement considère que cet accord est déséquilibré et consacre, dans la plupart de ses dispositions, des réalités favorables à l’ennemi au détriment de l’intérêt national. Il comporte des risques politiques et souverains et ne peut être accepté, car il ne constitue pas une base pour un accord juste préservant les droits du Liban ».
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L'armée israélienne annonce la mort d'un soldat « tombé au combat » au Liban-Sud, près de Deir Seriane
L’armée israélienne annonce la mort d’un de ses soldats « tombé au combat au Liban-Sud » ce dimanche, près de Deir Seriane (caza de Marjeyoun), suite à une confrontation avec « un combattant du Hezbollah », rapportent les médias israéliens. Un autre soldat israélien a été légèrement blessé lors du même incident, a indiqué l’armée.
Le tué, le capitaine David Hazutt, 21 ans, était chef de section au sein du 12e bataillon de la brigade Golani.
L'Iranien Araghchi appelle les États-Unis à faire pression sur Israël pour qu'il cesse ses attaques contre le Liban
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré lors d'une conférence de presse à Bagdad, en Irak, que toutes les parties du protocole d'accord signé avec les États-Unis devaient être respectées, y compris les clauses relatives au Liban.
« Malheureusement, l'entité sioniste poursuit ses frappes aériennes sur le Liban », a déploré M. Araghchi lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue irakien à Bagdad, ajoutant que le protocole d'accord (MoU) signé entre les États-Unis et l'Iran avait également été accepté par Israël.
Il a souligné que Washington « devrait assumer ses responsabilités et contraindre » Israël à mettre fin à ses attaques au Liban afin de stopper la guerre dans le pays.
M. Araghchi a également appelé Washington à faire pression sur Israël pour qu'il se retire des zones qu'il occupe au Liban.
« C'était la première clause du protocole d'accord », a-t-il affirmé.
L'Iran prévient que toute contestation de son contrôle sur Ormuz va « accroître les tensions » dans la région, rapporte l'AFP
L'armée israélienne ne se retirera pas d'autres zones si l'armée libanaise ne parvient pas à en déloger le Hezbollah, selon un responsable israélien.
La chaîne israélienne Channel 12 a rapporté, citant un responsable israélien : « Nous ne retirerons pas d'autres zones (du Liban-Sud) si l'armée libanaise ne parvient pas » à se déployer à la place du Hezbollah.
Le Hezbollah enterre 68 combattants dans différents villages du Liban-Sud
Le Hezbollah doit organiser aujourd'hui les funérailles de 68 combattants tués pendant la guerre dans plusieurs localités des cazas de Tyr et de Bint Jbeil, a rapporté notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.
Dans le caza de Bint Jbeil, des funérailles doivent être organisées à :
- Yater : 27 combattants
- Kfar Dounine : 16 combattants
- Haris : 9 combattants
- Aïtit : 1 combattant
Dans le caza de Tyr, des cérémonies doivent avoir lieu à :
- Deir Qanoun Ras al-Aïn : 4 combattants.
- Wadi Jilo : 4 combattants
- Qlaylé : 2 combattants
- Al-Bayyad : 2 combattants
- Tayr Debba : 2 combattants
- Jannata : 1 combattant
Israel multiplie les dynamitages au Liban-Sud
Le calme précaire qui régnait depuis la nuit dernière au Liban-Sud a été perturbé par les détonations de nombreux dynamitages effectués par l'armée israélienne, selon notre correspondant Mountasser Abdallah.
Plusieurs explosions ont été entendues à Khiam (Marjeyoun), où des maisons ont été vues en flammes. Trois explosions ont également été entendues à Hadatha (Bint Jbeil), Deir Seriane et Taybé (Marjeyoun).
Une détonation, d'abord confondue avec une frappe entre Deir Seriane et Taybé, s'est avérée être provoquée par un dynamitage. L'armée israélienne a enfin bombardé la zone de Safeh, dans la périphérie de Chebaa (Hasbaya), avec deux obus au phosphore.
Le Koweït a été attaqué par « des missiles et des drones hostiles » pendant la nuit, tandis que les sirènes ont aussi retenti au Bahreïn
Le Koweït a été attaqué par « des missiles et drones hostiles », a annoncé dimanche l'armée de l'émirat, tandis qu'au Bahreïn, les sirènes d'alerte aérienne ont retenti, après l'annonce par les États-Unis de nouveaux bombardements contre l'Iran. « Les défenses aériennes koweïtiennes repoussent actuellement des attaques menées par des missiles et drones hostiles », a écrit, il y a quelques heures, l'armée sur X. Au Bahreïn, qui abrite une importante base navale américaine, les sirènes d'alerte aérienne ont retenti, selon le ministère de l'Intérieur qui a demandé aux habitants de « rester calmes et de se rendre dans l'endroit sûr le plus proche ».
Aux premières heures de l'aube, un responsable américain a indiqué à Reuters, sous couvert d'anonymat, qu’aucune victime américaine ni impact majeur ou dégât important sur des installations américaines au Moyen-Orient n’avaient été signalés à ce stade.
L'Iran avait annoncé plus tôt avoir lancé des attaques de missiles et de drones contre la base de la Cinquième flotte américaine au Bahreïn, et contre une autre base au Koweït, en représailles à des frappes américaines contre son territoire.
Au sujet de ces attaques, l'Iran a affirmé, dimanche, qu'elles avaient visé plusieurs installations de surveillance et de contrôle sur la côte sud de l’Iran, les dénonçant comme une violation d’un accord intérimaire censé mettre fin à la guerre de quatre mois entre les deux pays.
Pour en savoir plus sur la situation régionale, cliquez ici
Trump félicite Aoun pour l'accord-cadre avec Israël : le président libanais lui demande de « faire pression sur Israël »
Le président libanais, Joseph Aoun, a reçu, dans la soirée, un appel téléphonique de son homologue américain, Donald Trump, au lendemain de la signature de l'accord-cadre entre le Liban et Israël, selon un communiqué publié sur le compte X de la présidence libanaise.
M. Trump a félicité M. Aoun pour cet accord, signé à Washington, et a réaffirme le soutien américain au Liban. Les États-Unis « feront le nécessaire pour assurer la mise en œuvre des dispositions de l'accord, afin de rétablir la sécurité et la stabilité au Liban », a affirmé le président américain, son un communiqué publié par Baabda.
Le président Aoun a pour sa part remercié le président Trump pour son soutien au Liban et a affirmé que l'État « assumera pleinement ses responsabilités dans la mise en œuvre de l'accord-cadre ». Il a espéré que Washington « contribuera à empêcher toute violation de l'accord », notamment en « exerçant des pressions sur Israël afin qu'il se retire des territoires qu'il occupe dans le sud du Liban, ce qui faciliterait le déploiement de l'armée jusqu'à la frontière internationale reconnue. »
Bonjour et bienvenue dans notre couverture en direct de la situation au Liban, où des partisans du Hezbollah ont manifesté vendredi soir à Beyrouth contre l'accord-cadre conclu avec Israël.
Nous suivrons également la situation dans la région, notamment en Iran et dans les pays du Golfe, alors que Téhéran et Washington ont recommencé à échanger des coups depuis deux jours.
Retrouvez ici notre direct de samedi.
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Que Araghchi et ses compères se mêlent de leurs oignons les libanais ne l’ont nommé porte parole des libanais ni les autres comme parasite pour brouiller les pistes. Seules les autorités libanaise ont la légitimité de parler de leur pays et il serait temps que ces barbus cessent de se mêler de ce qui ne les regardent pas. Leur peuple a plus besoin d’eux que le peuple libanais parait il.
23 h 18, le 28 juin 2026