Face à l’effondrement économique et financier du pays, et les risques de fermeture de nombre d’écoles privées, la Fédération des associations éducatives privées présidée par le père Boutros Azar, secrétaire général des écoles catholiques, exhorte une nouvelle fois l’État à réagir positivement aux revendications de l’école privée. Celles-ci avaient été adressées aux autorités le 10 juin dernier depuis Bkerké, en espérant que ces dernières prendraient les mesures nécessaires avant le 10 juillet 2020. En vain.
À l’issue de sa réunion périodique hier, la Fédération réitère son appel, dans un communiqué, repoussant le délai jusqu’à la mi-août. « Nous haussons le ton, non pas pour manier la menace, mais pour lancer notre ultime appel au secours », souligne le communiqué. La Fédération invite ainsi le gouvernement à accorder à chaque élève scolarisé à l’école privée non gratuite une contribution financière pour l’année scolaire à venir, et ce de manière exceptionnelle, comme cela a été fait en 1987. Elle appelle les autorités à « régler sans délai les subventions annuelles aux écoles privées », accordées par les caisses et les institutions publiques ou privées. Elle réclame de plus que les établissements éducatifs soient « exemptés d’impôts, d’abonnements et d’amendes, afin de leur donner la possibilité de réduire les écolages ». Elle réclame aussi une amélioration de la contribution de l’État aux écolages des élèves des écoles privées gratuites, invitant par le fait ce dernier à « régler les sommes dues pour ces élèves pour les 5 dernières années ».
La Fédération demande enfin la formation d’un comité chargé « d’étudier le projet de carte d’étudiant », qui serait généralisé à tous les élèves du Liban. Rappelant leur situation difficile, les écoles privées mettent l’accent sur la solidarité de la famille éducative et insistent sur la nécessité de poursuivre leur mission à l’égard des élèves et d’en assurer la continuité, dans le respect des droits des enseignants et avec l’aide des parents d’élèves.


La demande des écoles privées est logique. Si elles ferment, les enfants iront dans les écoles publiques qui ne sont pas prêtes les accueillir en masse. Il faudra créer de nouvelles classe et embaucher plus de professeur. "accorder à chaque élève scolarisé à l’école privée non gratuite une contribution financière pour l’année scolaire à venir" coûtera beaucoup moins cher l'Etat.
06 h 42, le 17 juillet 2020