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Nos Lecteurs ont la Parole

Pouvoir de la leçon apprise

Le Libanais souffre dramatiquement d’une crise sans précédent. Il la découvre par un dépouillement matériel accéléré, une humiliation désespérante, une absence de répondants et la misère parmi les siens. Cet état de choses dramatiques en tous points est incompatible avec un État membre fondateur des Nations unies. Les dépendances croisées ont conduit la nation à un chaos d’irresponsabilités, de fuites en avant et de déliquescences continues à tant de niveaux. L’électeur, ce premier responsable, a convenu, misé ou toléré des élus selon l’opportunité du service particulier à partir du siège correspondant. Nos composantes ont tenu à ce que le compromis soit tissé selon des normes acceptables pour chacune d’elles, et ce au détriment d’une identité nationale définitivement assumée et incontournable.

Celle qui se démarque des mesures si répandues : l’opportunité de la verticalité, la politique des héritages et des profits. Nous avons tellement cherché l’évitement, le détour, le retranchement, le virus de la préservation des formes jusqu’à la déformation esthétique qu’il ne nous reste que la surface des uns face à la cruauté du quotidien.

Cependant, l’essentiel d’un véritable citoyen consiste dans la prise en charge courageuse du dialogue jusqu’aux solutions, du faire-face sans craindre des vérités énoncées dans le respect et sans tabous. Nous avons laissé des tuteurs diriger le présent de notre vie à leur guise, car beaucoup parmi nous ont compris la citoyenneté comme une attente opportune ou inespérée. Ce désolant tableau est celui « des ensembles semblables, des familles aux rigides traditions et des politiques autosuffisantes. Elles ont en commun la structure de leurs préservations ainsi que l’inquiétude de la démarcation imprévue ».

Pour répondre aux urgences sans plus attendre de quiconque, regardons le problème viral et générationnel du déni. Là où la correction est considérée comme une étrange utopie, alors que le pouvoir supérieur est une leçon apprise pour être appliquée justement !

En temps de famine, vaut mieux se centrer sur le court chemin qui mène au changement intérieur. La force de la détermination requiert d’évoluer autrement vers la pratique du choix au-delà du préjugé! Devenons ces électeurs qui apprennent des ratages cumulés avant des élections éventuelles. Allons travailler sans réserve. Participons à toutes les tâches, aux initiatives collectives et à la culture des champs ! Recourons faute de mieux au troc avec les engagements possibles afin de pallier malgré les poches vides à tant d’urgences. Explorons notre part sur nos terrains d’origine avec des services réciproques ! Passons de la complainte et de la souffrance à la mise en acte de ce qui fonctionne encore en chacun de nous !

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Le Libanais souffre dramatiquement d’une crise sans précédent. Il la découvre par un dépouillement matériel accéléré, une humiliation désespérante, une absence de répondants et la misère parmi les siens. Cet état de choses dramatiques en tous points est incompatible avec un État membre fondateur des Nations unies. Les dépendances croisées ont conduit la nation à un chaos...

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Oui

M.E

07 h 32, le 09 juillet 2020

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Commentaires (1)

  • Oui

    M.E

    07 h 32, le 09 juillet 2020