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Culture - Événement

Ce dimanche, faites de la musique #3ALBALCON

Pour la vingtième édition de cette fête célébrée le 21 juin, l’Institut français du Liban, en partenariat avec « L’Orient-Le-Jour », invite tous les Libanais à se rendre sur leurs balcons, leurs toits, leurs terrasses ou leurs jardins pour chanter et faire résonner la musique.

Ce dimanche, faites de la musique #3ALBALCON

L’affiche de la 20e édition de la fête de la Musique, réalisée par Clap Clap Studios.

Cette année, en raison de l’impossibilité de proposer des rassemblements dans les espaces publics pour cause sanitaire, Covid-19 oblige, la fête de la Musique prendra un autre visage. Et c’est l’Institut français du Liban qui donne le ton : « Nous avons lancé une campagne de communication pour encourager les gens à jouer, le 21 juin, sur les balcons, les terrasses, dans les jardins, pour que la musique puisse résonner malgré tout ce qui passe en ce moment. Le concept est simple : faire jouer de la musique professionnelle et amatrice dans des espaces ouverts, et gratuitement », explique la directrice de l’Institut français du Liban, Véronique Aulagnon. Organisée à Beyrouth et dans plusieurs villes libanaises, la fête de la Musique permettra ainsi de « donner de la visibilité à des artistes libanais qui sont en grande difficulté en ce moment ». Le 20 juin en fin de journée, l’Institut français diffusera un programme sur les réseaux sociaux pour promouvoir ceux qui auront annoncé à l’avance leur intention de jouer. Pour permettre aux internautes de suivre ces petits concerts improvisés, les artistes qui le souhaitent sont invités à se filmer et partager leur enregistrement en direct sur les réseaux sociaux en ajoutant les hashtags#FDLMLIBAN #3ALBALCON.

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« Il y aura aussi certains groupes de musique à qui nous avons décidé d’apporter notre soutien dans le contexte actuel et que nous avons sélectionnés avec nos principaux partenaires libanais de la scène musicale : Station Beirut, Beirut & Beyond, Michèle Paulikevitch et Beirut Jam Sessions. Nous reprendrons les hashtags en les partageant sur nos pages », annonce la directrice. Rappelant au passage l’implication bienveillante de l’Institut français dans le monde culturel libanais, Mme Aulagnon souligne que « soutenir la scène culturelle libanaise fait partie de la politique de l’IFL depuis des années ». « Sur le plan culturel, nous avons trois objectifs : diffuser une offre culturelle française ou francophone ; créer des liens au niveau des résidences d’artistes français au Liban et des résidences d’artistes libanais en France ; et appuyer les acteurs culturels libanais, dans un contexte où les financements publics libanais sont limités », poursuit-elle. Mais avec la crise économique et la suspension des activités artistiques depuis le début du confinement, l’urgence porte actuellement sur le troisième objectif. « Notre préoccupation actuelle est vraiment de trouver des solutions pour aider cette scène culturelle indépendante à garder la tête hors de l’eau, dans un contexte qui va être probablement encore difficile pour les deux, trois années à venir. C’est la raison pour laquelle nous avons apporté des financements, et maintenant nous devons réfléchir à la manière de poursuivre ce soutien », souligne la responsable.

« La fête de la Musique a toujours été une sorte de résistance »
Selon Véronique Aulagnon, un des points-clefs de cette fête de la Musique 2020 réside dans l’investissement de l’espace urbain, notion qui avait été débattue en profondeur le 31 janvier dernier, lors de la cinquième édition de la Nuit des idées. « L’espace public au Liban reste encore souvent semi-privatisé, il est très contrôlé, il faut demander des autorisations... Ce constat rejoint un peu une partie des revendications des mouvements de contestation d’octobre : les manifestations se matérialisaient alors sous forme d’un réinvestissement des lieux urbains. Au même titre, la fête de la Musique est une sorte de levier pour se réapproprier l’espace public. C’est ici une manière de rappeler que cette manifestation musicale a aussi un sens politique, qui réside dans l’occupation de l’espace public de manière spontanée », explique la directrice de l’IFL.

En développant l’idée que la fête de la Musique a toujours été d’une certaine manière une forme de résistance face à la privatisation de la société, elle rappelle qu’à l’origine, le concept de fête de la Musique permet justement d’offrir la culture pour tous, gratuitement, dans des espaces publics, les gens investissant les rues, s’asseyant par terre ou sur des bancs, dans des parcs, sur les trottoirs. « La fête de la Musique reste pour nous un temps fort parce qu’il y a justement cette dimension de partage de l’espace public et d’accès à la culture pour tous. Et c’est ainsi que l’on favorise la mixité sociale, la mixité entre les publics et entre les générations », argumente-t-elle. Mais aussi entre les peuples, semble-t-elle suggérer : « La musique est un vecteur qui permet de dépasser la question de la langue : on peut chanter, partager et aimer une musique sans nécessairement parler la langue. Le Liban et la France sont deux grands pays de musique, et de création artistique de manière générale. Il existe beaucoup de coopération dans le domaine musical, ce serait dommage de ne pas en profiter. »

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Entre la France et le Liban, la musique donc, mais aussi la francophonie : des points communs qui expliquent une nouvelle fois pourquoi L’Orient-Le-Jour est partenaire de cette vingtième édition de la fête de la Musique. « Pour nous, L’Orient-Le Jour est un média très important. C’est le seul quotidien francophone, d’une très grande qualité dans les contenus. Il s’adresse beaucoup à la jeunesse, il propose beaucoup d’initiatives très innovantes, comme Génération Orient. C’est un journal qui travaille aussi énormément à mettre en valeur la jeune génération d’artistes et de créatifs libanais. Et c’est aussi ce que nous essayons de faire. Finalement, nous nous retrouvons sur plusieurs points : la liberté d’expression, l’intérêt pour la jeunesse ou encore la francophonie », conclut Véronique Aulagnon.


Cette année, en raison de l’impossibilité de proposer des rassemblements dans les espaces publics pour cause sanitaire, Covid-19 oblige, la fête de la Musique prendra un autre visage. Et c’est l’Institut français du Liban qui donne le ton : « Nous avons lancé une campagne de communication pour encourager les gens à jouer, le 21 juin, sur les balcons, les terrasses, dans...

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