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Monde - Coronavirus

La Chine affirme que le regain de Covid-19 est « sous contrôle »

La Chine affirme que le regain de Covid-19 est « sous contrôle »

Des files d’attente pour le dépistage du coronavirus à Pékin, le 17 juin 2020. Greg Baker/AFP

La Chine a affirmé hier que le regain de contaminations au coronavirus, notamment à Pékin, était « sous contrôle », écartant le risque d’une nouvelle propagation de la maladie là où elle était apparue, au moment où la pandémie explose en Asie du Sud et continue de faire des ravages en Amérique latine. La pandémie, qui a fait au moins 449 000 morts dans le monde à ce jour, frappe aussi de plein fouet les économies. Aux États-Unis, les nouvelles demandes d’allocations chômage se sont élevées à 1,5 million la semaine dernière, encore plus qu’attendu par les analystes, selon les chiffres publiés hier. En Europe, continent qui revient de plus en plus à la normale du point de vue sanitaire, les conséquences économiques nécessitent des plans d’aide massive. La Banque d’Angleterre a ainsi annoncé hier augmenter encore de 100 milliards de livres son programme de rachat d’actifs pour faire face à un contexte économique « exceptionnellement incertain ». Quant à l’Union européenne, elle doit absolument « agir rapidement et de manière décisive » en s’accordant avant la fin juillet sur son plan de relance de 750 milliards d’euros, a souligné jeudi la chancelière allemande Angela Merkel. Mais à Pékin, ce sont des milliers d’habitants qui faisaient la queue hier pour subir un dépistage. Le ministère chinois de la Santé a fait état de 21 malades supplémentaires au cours des 24 dernières heures dans la ville de 21 millions d’habitants, portant à 158 le nombre de cas recensés depuis la semaine dernière.

Le marché des fruits et légumes soupçonné

La vie avait repris un cours quasi normal après deux mois sans aucune contamination. Mais l’apparition il y a quelques jours dans la ville d’un nouveau foyer d’infection a suscité la crainte d’une seconde vague de contaminations. Les autorités locales ont engagé depuis quelques jours une vaste campagne de dépistage des habitants et de désinfection des restaurants. L’épidémie dans la capitale est « sous contrôle », a assuré l’épidémiologiste en chef du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Wu Zunyou. Le marché de gros de Xinfadi, principal lieu d’approvisionnement en fruits et légumes de la capitale, est soupçonné d’être la source des nouvelles contaminations. Une trentaine de zones résidentielles, sur les milliers que compte Pékin, ont par ailleurs été placées en quarantaine et tous les établissements scolaires ont été refermés jusqu’à nouvel ordre. Des dizaines de personnes patientaient hier pour un dépistage devant le Stade des travailleurs, dans l’est de la ville, une enceinte qui accueille d’ordinaire l’équipe de football locale. « On n’a pas beaucoup de clients ces derniers jours, les gens ont peur de sortir », a confié M. Wang, chef cuisinier dans un restaurant, alors qu’il faisait la queue. La municipalité a appelé ses habitants à éviter les voyages « non essentiels » et a considérablement réduit les liaisons aériennes.

Un désastre

Les personnes habitant dans des zones classées « à risque moyen ou élevé » ont pour leur part interdiction de sortir de la ville. Situation tout autre en Asie du Sud, où la pandémie, après avoir mis longtemps à s’installer, menace de faire exploser le nombre de malades et de morts. Le gouverneur de Kaboul, qui estime à un million le nombre de personnes infectées dans la seule capitale afghane, anticipe ainsi « un désastre », citant « des rapports faisant état d’une augmentation des décès suspects et de personnes enterrant des cadavres la nuit ».

Le pire semble advenir dans ce pays ravagé par la guerre, malgré des statistiques officielles qui ne reflètent que 27 000 malades pour 500 décès. Le Pakistan voisin a lui aussi longtemps connu des chiffres du Covid-19 rassurants. Mais comme dans les autres pays de la zone, les statistiques se sont emballées ces dernières semaines.

Source : AFP

La Chine a affirmé hier que le regain de contaminations au coronavirus, notamment à Pékin, était « sous contrôle », écartant le risque d’une nouvelle propagation de la maladie là où elle était apparue, au moment où la pandémie explose en Asie du Sud et continue de faire des ravages en Amérique latine. La pandémie, qui a fait au moins 449 000 morts dans le monde à ce jour, frappe aussi de plein fouet les économies. Aux États-Unis, les nouvelles demandes d’allocations chômage se sont élevées à 1,5 million la semaine dernière, encore plus qu’attendu par les analystes, selon les chiffres publiés hier. En Europe, continent qui revient de plus en plus à la normale du point de vue sanitaire, les conséquences économiques nécessitent des plans d’aide massive. La Banque d’Angleterre a ainsi...
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