Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Libye

Des mines posées par des groupes pro-Haftar, dénonce HRW

Des combattants fidèles aux forces du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, lors d'affrontements avec les forces du maréchal Khalifa Haftar, au sud de Tripoli, le 1er juin 2020. Photo AFP

L'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a dénoncé mercredi le recours aux mines antipersonnel qui auraient été posées par les forces loyales à l'homme fort de l'Est de la Libye dans les banlieues sud de Tripoli.

En avril 2019, le maréchal Haftar a lancé une offensive visant, en vain jusqu'à ce jour, à s'emparer de la capitale libyenne, siège du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU. Ces dernières semaines, les pro-Haftar se sont retirés des zones qu'elles occupaient depuis des mois dans les banlieues aux abords de Tripoli après avoir essuyé d'importants revers.

"Les combattants (pro-Haftar), dont des combattants étrangers, auraient posé des mines en se retirant des quartiers au sud de la ville" de Tripoli, a indiqué HRW dans un communiqué sur son site mercredi. Les forces du GNA avaient accusé lundi les pro-Haftar d'avoir posé des mines dans des zones "libérées" à Ain Zara (banlieue sud de Tripoli), "à l'entrée des habitations, sur la chaussée, dans les mosquées ou les écoles".

Selon HRW, des photos partagées sur les réseaux sociaux par les forces du GNA montrent quatre types de mines terrestres antipersonnel fabriquées en Union soviétique ou en Russie et affirmant qu'elles ont été "posées par les mercenaires Wagner", une société militaire privée liée au Kremlin qui soutient le maréchal Haftar.
Pendant la révolte de 2011 qui mit fin au régime de Mouammar Kadhafi, "le maréchal Haftar s'était engagé à ce que les forces sous son commandement n'utilisent jamais de mines terrestres car elles ne distinguent pas entre combattants et civils", a rappelé HRW, l'invitant à "renouveler publiquement cet engagement".

Le 26 mai, la Mission des Nations unies en Libye (Manul) s'était dit "extrêmement préoccupée par les informations selon lesquelles des habitants des zones d'Ain Zara et de Salaheddine, à Tripoli, ont été tués ou blessés par des engins explosifs (IED) placés dans ou près de leur maison".

"Tout recours aux mines terrestres interdites internationalement est inadmissible", a martelé Steve Goose, directeur du département des armes à HRW. "Ceux qui se battent à Tripoli doivent cesser l'utilisation des mines terrestres et entamé le déminage" pour éviter de nouvelles victimes, a-t-il ajouté.

Mercredi, des habitants de Machrou al-Hadba, quartier fortement endommagé par les combats au sud de Tripoli, ont pu rentrer chez eux après plus d'un an d'absence, encadrés par des experts pour éviter qu'ils n'accèdent à des zones pas encore déminées, a indiqué le porte-parole du ministère de la santé Amine el-Hachemi sur Twitter.


L'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a dénoncé mercredi le recours aux mines antipersonnel qui auraient été posées par les forces loyales à l'homme fort de l'Est de la Libye dans les banlieues sud de Tripoli.
En avril 2019, le maréchal Haftar a lancé une offensive visant, en vain jusqu'à ce jour, à s'emparer de la capitale libyenne, siège du...