Partenariat

Renault, Nissan et Mitsubishi resserrent leur alliance

Le siège social de Renault à Boulogne-Billancourt, près de Paris. Alain Jocard/AFP

Les constructeurs automobiles Renault, Nissan et Mitsubishi Motors ont annoncé mercredi qu’ils visaient désormais prioritairement la rentabilité et mettaient fin à la course aux volumes, rompant avec la stratégie de l’ancien patron déchu Carlos Ghosn. « L’alliance est la clé de voûte de notre résilience (...). Aujourd’hui, (elle) se recentre sur l’efficience et la compétitivité (...) », a déclaré lors d’une conférence de presse le président du partenariat franco-japonais, Jean-Dominique Senard. « Ces dernières années, nous nous sommes trop concentrés sur la stratégie d’expansion (...) », a reconnu Osamu Masuko, patron de Mitsubishi Motors.

La nouvelle stratégie présentée mercredi prévoit de développer et produire en commun « près de 50 % » des modèles des trois constructeurs à l’horizon 2025. Elle resserre les liens de partenaires voués à s’entendre pour sortir de la crise. Cette mise en commun « devrait permettre de réduire les coûts et les dépenses d’investissement par modèle jusqu’à 40 % pour les véhicules conçus sous ce nouveau schéma ». Le plan évoque un schéma de « leader-follower », avec une entreprise référente par modèle, par zone géographique et par technologie, les deux autres partenaires bénéficiant des savoir-faire et capacités industrielles du chef de file.

L’objectif est de renforcer « la standardisation (...), depuis la plateforme jusqu’au véhicule complet ». La production de véhicules conçus en commun sera regroupée dans une seule usine « lorsque cela (sera) jugé pertinent ». À titre d’exemple, le renouvellement des SUV de taille moyenne (Renault Kadjar, Nissan Qashqai) sera mené par Nissan, et celui des petits SUV (Renault Captur, Nissan Juke) par Renault. Concernant la répartition géographique, Nissan deviendra le référent en Chine, Amérique du Nord et Japon. Renault le sera pour l’Europe, la Russie, l’Amérique du Sud et l’Afrique du Nord. Mitsubishi Motors sera leader pour les pays d’Asie du Sud-Est et l’Océanie.

En matière de technologies, Nissan prendra les commandes sur la conduite autonome et sur les motorisations des futurs modèles électriques développés sur des plateformes dédiées. Renault sera responsable des technologies de connectivité (sauf en Chine, où ce sera Nissan) et sur l’architecture électrique-électronique des véhicules. Le groupe au losange aura également la responsabilité des motorisations des véhicules électriques dérivés de plateformes thermiques. Enfin, Mitsubishi sera référent sur les technologies hybrides rechargeables (essence-électrique) des véhicules de moyenne et grande taille.

Toutefois, le partenariat, qui repose sur des participations croisées (Renault possède 43 % de Nissan, qui détient lui-même 15 % du groupe au losange et 34 % de Mistubishi), n’a pas vocation à se transformer en groupe intégré comme Volkswagen ou Toyota. « Nous n’avons pas de projet de fusion (...) ni besoin de fusion pour être efficaces », a affirmé Jean-Dominique Senard.

Source : AFP


Les constructeurs automobiles Renault, Nissan et Mitsubishi Motors ont annoncé mercredi qu’ils visaient désormais prioritairement la rentabilité et mettaient fin à la course aux volumes, rompant avec la stratégie de l’ancien patron déchu Carlos Ghosn. « L’alliance est la clé de voûte de notre résilience (...). Aujourd’hui, (elle) se recentre sur l’efficience et la...

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