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Monde - Coronavirus

Le Brésil a franchi le seuil des 15 000 morts

Premier week-end de relative liberté en Europe.

Des Parisiens profitant hier du beau temps et du déconfinement sur la pelouse du bois de Vincennes. Francois Guillot/AFP

Plus de cinq mois après son apparition en Chine, la pandémie qui a mis l’économie planétaire à l’arrêt poursuit sa course meurtrière faisant plus de 312 000 morts dans le monde.

Le nombre de cas de contaminations au coronavirus a dépassé hier le seuil du demi-million en Amérique latine et aux Caraïbes, avec 28 463 morts de la maladie du Covid-19 dans la région. Celle-ci totalise 501 563 cas, pour près de la moitié au Brésil qui est le pays de la zone le plus affecté. Les autorités brésiliennes ont comptabilisé près de 15 000 nouveaux cas et 816 décès, faisant grimper le décompte total pour le pays à 233 142 cas et 15 633 décès depuis le début de la pandémie apparue en Chine en décembre. En nombre de cas, le Pérou est le deuxième pays de la région le plus touché (88 541 cas et 2 523 décès), suivi du Mexique avec 47 144 cas.

Les statistiques au Brésil restent largement sous-estimées selon des experts, alors que le président Jair Bolsonaro ne cesse de critiquer le confinement décidé par certains gouverneurs. « Le chômage, la faim et la misère seront l’avenir de ceux qui soutiennent la tyrannie de l’isolement total », a tweeté le dirigeant d’extrême droite.

Aux États-Unis, pays le plus endeuillé au monde, le président Donald Trump a également été critiqué pour sa gestion de la pandémie. La marque des 90 000 morts est en passe d’y être atteinte.

Dans une sortie inhabituelle, l’ex-président Barack Obama a taclé à mots à peine couverts son successeur. « Cette pandémie a enfin enterré l’idée que tant de nos responsables savent ce qu’ils font », a-t-il déclaré devant des étudiants. « Nombre d’entre eux ne cherchent même pas à faire semblant d’être responsables. »

Dans ce pays, les trois géants de l’automobile General Motors, Ford et Fiat Chrysler doivent progressivement reprendre leur production lundi, non sans alimenter les craintes des travailleurs.

En Europe, des dizaines de millions d’habitants jouissent pour leur part d’un premier week-end de relative liberté.

La France a rouvert un grand nombre de ses plages, dont beaucoup ont été prises d’assaut. « La plage me manquait énormément : on n’attendait que ça, l’annonce de la réouverture ! » jubile Nathanaël, 28 ans, sous les remparts de Saint-Malo (Ouest). Dans ce pays qui compte désormais 28 108 morts (dont 483 au cours des dernières 24 heures), les déplacements restent limités à un rayon de 100 km autour du domicile et les plages sont réservées à des activités « dynamiques », sans possibilité de s’allonger.

Risque calculé

La Grèce a de son côté rouvert ses plages privées mais à condition là aussi de respecter des règles strictes. Les plages publiques avaient rouvert le 4 mai.

Au Royaume-Uni (34 466 morts), le premier week-end depuis l’allègement des mesures de confinement a vu les visiteurs affluer dans les parcs, rendant parfois difficile le respect des consignes de distanciation sociale.

Très dépendante du tourisme, l’Italie (plus de 31 700 morts) a annoncé la levée de la quarantaine obligatoire pour les visiteurs étrangers et la réouverture des frontières à tous les touristes de l’UE à compter du 3 juin. « Nous sommes confrontés à un risque calculé, sachant (...) que la courbe épidémiologique pourrait à nouveau repartir à la hausse », a commenté le Premier ministre Giuseppe Conte.

Les annonces unilatérales de réouverture des frontières font cependant débat au sein de l’UE, dont la Commission a souhaité une réouverture « concertée » et « non discriminatoire » des frontières intérieures.

En Espagne, durement frappée (27 650 morts) et entrée dans un déconfinement progressif, le nombre quotidien de décès est tombé sous la barre des 100 pour la première fois depuis deux mois.

Vigilance en Chine

La Grèce a également assoupli ses restrictions frontalières pour faciliter l’arrivée de main-d’œuvre étrangère indispensable aux récoltes, notamment au profit de l’Albanie voisine, un pays n’appartenant pas à l’UE. « Sans les Albanais, nous n’aurions pas un seul pêcher », explique Panagiotis Gountis, exploitant agricole à Véria, dans le nord du pays.

La Norvège, en revanche, a dû renoncer à la plupart de ses festivités en ce 17 mai, jour de fête nationale, où l’hymne a été chanté depuis les balcons.

L’Inde pour sa part a prolongé de deux semaines ses mesures de confinement, jusqu’au 31 mai, tout en évoquant la possibilité d’aménagements afin de « faciliter les activités économiques ».

Le Qatar a, lui, commencé hier à appliquer les sanctions les plus sévères au monde contre les personnes ne portant pas de masque en public, et pouvant aller jusqu’à trois ans de prison.

Partout, la vigilance est de mise dans l’attente d’un hypothétique vaccin et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met régulièrement en garde contre le risque d’une deuxième vague pandémique.

En Chine, où le coronavirus est jugé sous contrôle par les autorités, un tel scénario est pris très au sérieux. « Nous sommes confrontés à un grand défi », a estimé sur la chaîne CNN Zhong Nanshan, un des principaux conseillers du ministère de la Santé, relevant qu’une « majorité » des Chinois restaient « susceptibles d’être contaminés » à l’avenir. M. Zhong a également admis que les autorités de Wuhan, le berceau de la pandémie, avaient caché l’ampleur de celle-ci lorsqu’elle a éclaté.

Lundi, les 194 États membres de l’OMS doivent se réunir à distance pour tenter de coordonner leur réponse à la pandémie, un rendez-vous placé toutefois sous la menace d’une confrontation directe entre Washington et Pékin.

Source : AFP

Plus de cinq mois après son apparition en Chine, la pandémie qui a mis l’économie planétaire à l’arrêt poursuit sa course meurtrière faisant plus de 312 000 morts dans le monde.Le nombre de cas de contaminations au coronavirus a dépassé hier le seuil du demi-million en Amérique latine et aux Caraïbes, avec 28 463 morts de la maladie du Covid-19 dans la région. Celle-ci totalise 501 563 cas, pour près de la moitié au Brésil qui est le pays de la zone le plus affecté. Les autorités brésiliennes ont comptabilisé près de 15 000 nouveaux cas et 816 décès, faisant grimper le décompte total pour le pays à 233 142 cas et 15 633 décès depuis le début de la pandémie apparue en Chine en décembre. En nombre de cas, le Pérou est le deuxième pays de la région le plus touché...
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