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Liban - Gouvernement

Diab au QG des FSI : Il faut dissocier l’État des intérêts de la classe dirigeante

Le Premier ministre Hassane Diab faisant son entrée au QG des FSI. Photo Hoda Chedid

Le Premier ministre Hassane Diab, qui a effectué samedi une visite au QG des Forces de sécurité intérieure (FSI), a déploré le fait que l’État ait perdu la confiance des Libanais, évoquant même l’existence d’une « structure profonde » (pouvoir parallèle).

« L’image de l’État est désormais ternie aux yeux des Libanais, en raison de pratiques qui lui ont fait du tort. L’État a perdu la confiance des Libanais car il s’est déconnecté d’eux. En vérité, nous n’avons pas d’État profond qui incarnerait l’idée d’État, mais plutôt un système politique profond incarnant le pouvoir, même si les visages de ses acteurs changent. Il faut dissocier l’État des intérêts de la classe dirigeante », a plaidé le Premier ministre.

Toutefois, Hassane Diab a affirmé que les FSI « représentent l’État aux yeux des Libanais », au moment où nombre d’entre eux manifestent depuis des mois dans la rue, depuis le déclenchement de la révolte populaire du 17 octobre. Ces manifestants dénoncent régulièrement des abus commis contre eux par les FSI et les militaires. « Nous savons que les forces de sécurité font face à de nombreux défis et nous saluons les efforts de tous leurs membres, ainsi que ceux du ministre de l’Intérieur (Mohammad Fahmi, NDLR), qui donne une excellente image de son ministère (...) », a ajouté M. Diab.

M. Fahmi a pour sa part estimé que les FSI « se situent au même rang que les meilleures institutions sécuritaires du reste du monde ». Il a également salué « les accomplissements des FSI », notamment ceux de la branche chargée du renseignement. De son côté, le directeur général de l’institution, le général Imad Osman, a affirmé que les FSI « existent pour protéger les citoyens et leurs droits, ainsi que leurs propriétés, et ce dans le cadre de la loi ». « Depuis le 17 octobre et jusqu’à ce jour, les agents des FSI restent en état d’extrême mobilisation », a-t-il dit.

Vendredi, le Premier ministre avait effectué une tournée similaire auprès de l’armée, lors d’un déplacement au ministère de la Défense à Yarzé. Il s’était déclaré « engagé à protéger la troupe ».

Dans un communiqué au ton particulièrement violent, l’ancien chef de gouvernement Saad Hariri avait reproché samedi à son successeur d’« opérer lui-même un coup d’État » et d’exécuter la politique du Hezbollah et du CPL, mais sans les nommer. Il avait qualifié les propos de Hassane Diab à l’issue du Conseil des ministres de vendredi, « tenus sur un ton militaire », d’« excessivement dangereux ».

« Il faut avoir une mentalité putschiste pour faire assumer la responsabilité de l’effondrement économique à la gouvernance de la BDL », avait lancé le leader du Futur.Vendredi, le Premier ministre s’en est pris avec virulence au gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, pointant du doigt « une faille au sein de la banque centrale et dans ses stratégies » et indiquant qu’un cabinet d’audit international allait vérifier les comptes de la BDL et des banques.


Le Premier ministre Hassane Diab, qui a effectué samedi une visite au QG des Forces de sécurité intérieure (FSI), a déploré le fait que l’État ait perdu la confiance des Libanais, évoquant même l’existence d’une « structure profonde » (pouvoir parallèle). « L’image de l’État est désormais ternie aux yeux des Libanais, en raison de pratiques qui lui ont fait du tort. L’État a perdu la confiance des Libanais car il s’est déconnecté d’eux. En vérité, nous n’avons pas d’État profond qui incarnerait l’idée d’État, mais plutôt un système politique profond incarnant le pouvoir, même si les visages de ses acteurs changent. Il faut dissocier l’État des intérêts de la classe dirigeante », a plaidé le Premier ministre.Toutefois, Hassane Diab a affirmé que les FSI...
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