Histoire

Holden Hurricane : science-fiction, dites-vous ?

Ce concept-car futuriste de 1969 était déjà doté d’un système d’aide à la conduite, appelé Pathfinder, et... d’une caméra de recul grand-angle.

Propulsé par un moteur Holden V8 de 4,2 litres à compression élevée, le Hurricane fournit une cavalerie forte de 259 pur-sang. Photo DR

La marque australienne de voitures Holden, appelée à disparaître d’ici à la fin de l’année sur décision de sa maison mère – le groupe automobile américain General Motors (GM) – après plus de 150 ans d’existence, a décliné en 1969 sa vision avant-gardiste des véhicules du futur. Baptisé Hurricane (ouragan), ce concept-car sportif à deux places est alors l’un des véhicules les plus avancés de son temps. Holden l’a dépeint comme un véhicule de recherche pour « étudier les tendances de conception, les systèmes de propulsion et autres développements à long terme ».

Le Hurricane, qui est resté au stade de concept-car – non fabriqué en série –, ne mesure que… 99 centimètres de haut ! Même dans les standards sportifs, cela est très bas et n’a d’équivalent que dans la F1 (dont les monoplaces rasent le bitume). Propulsé par un moteur Holden V8 de 4,2 litres à compression élevée, il fournit une cavalerie forte de 259 pur-sang. Non conventionnel, il ne comporte pas de portières : pour y entrer ou en sortir, un auvent à commande hydraulique bascule vers l’avant, les sièges se levant et s’inclinant vers l’avant également. La colonne de direction et le volant, eux, sont solidaires de l’auvent pour permettre un meilleur accès.

D’autre part, le Hurricane inclut des fonctions de technologie de pointe qui n’ont rayonné que bien des décennies plus tard, ce qui en fait, outre son apparence de soucoupe volante, une véritable voiture de science-fiction (pour son époque). Parmi celles-ci, Pathfinder – un système d’assistance à la conduite qui utilise des signaux magnétiques intégrés à la route pour guider le chauffeur. L’instrumentation sur le tableau de bord s’affiche, elle, via des écrans numériques. La climatisation, appelée Comfortron, est à contrôle automatique de la température. La radio possède une fonction de recherche automatique et, très inhabituel en ce temps-là, le véhicule est doté d’une… caméra de recul ! Cette dernière consiste en une caméra grand-angle intégrée dans le pare-chocs arrière et reliée à un écran de télévision en circuit fermé (CCTV) situé au sommet de la console centrale.

La voiture, tombée par la suite dans l’oubli total au fond du garage du centre de formation de Holden, y a été déterrée par hasard en 1988 par un dénommé Corey Egan, en bien piteux état. Il voulait à l’origine la restaurer lui-même, mais les gestionnaires de Holden, réalisant ce que ce trésor de leur héritage représentait, ont décidé de la remettre à neuf dans leur propre usine, celle où elle avait vu le jour en 1969. Mais le projet a pris son temps : entamé en 2006 (soit dix-huit ans après la redécouverte de la voiture), il s’est terminé en 2011, année au cours de laquelle la voiture nouvellement restaurée a été exposée pour la première fois au Salon de l’automobile Motorclassica, à Melbourne. Ainsi, quarante-deux ans après ses débuts, la Holden Hurricane avait retrouvé toute sa superbe.



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