Liban-Israël

Raid israélien contre le Hezbollah à la frontière syrienne

L’attaque menée par un drone n’a pas fait de victime.


Le véhicule détruit après avoir été visé par des frappes israéliennes, à Jdeidet Yabous. Photo DR

Après plusieurs jours de survols intensifs par l’aviation et les drones israéliens du Liban, un drone israélien a visé hier un véhicule dans lequel se trouvaient des membres du Hezbollah à la frontière libano-syrienne, sans faire de victime selon plusieurs sources concordantes. L’attaque a eu lieu à Jdeidet Yabous, en territoire syrien, juste après le poste-frontière libanais de Masnaa. La frontière est officiellement fermée depuis un mois, pour contenir la pandémie de coronavirus, mais le Hezbollah qui combat aux côtés du régime syrien depuis 2013 continue, selon des sources informées, d’emprunter des voies non officielles pour se rendre en Syrie. L’une de ces routes passe justement à côté du poste-frontière de Masnaa et arrive à Jdeidet Yabous, et elle est utilisée par le parti pro-iranien pour l’acheminement des hommes et des équipements, d’après ces mêmes sources. Jusqu’à l’heure d’aller sous presse, le Hezbollah n’avait publié aucun communiqué au sujet de cette frappe. Selon plusieurs sources concordantes, le drone a tiré un premier projectile qui est tombé devant le véhicule tout-terrain qui transportait quatre membres du Hezbollah, sans qu’aucun soit touché. Les passagers ont évacué le véhicule aux vitres teintées, qui a été ciblé, trente secondes plus tard, par un deuxième raid et a été détruit.L’Agence nationale d’information (ANI, officielle) a indiqué qu’un « avion de reconnaissance israélien a tiré un missile sur une Jeep Cherokee ». L’agence officielle syrienne SANA, qui n’a pas mentionné l’origine des frappes, a pour sa part fait état d’un raid ayant ciblé une « voiture civile », provoquant des dégâts « matériels ». Israël n’a pas commenté le raid.

Selon certaines sources, l’attaque visait un cadre du Hezbollah prénommé Imad Kreimi. Depuis le début du conflit syrien en 2011, Israël a mené des centaines de frappes contre des positions militaires du régime syrien et de ses alliés dont le Hezbollah.

Vidéo sur le Golan

Le raid est intervenu alors que des drones et avions israéliens ont survolé au cours des derniers jours de manière intensive le Liban, et notamment Beyrouth et ses banlieues. Mardi, une patrouille israélienne, accompagnant un engin de chantier, s’est approchée de la ligne bleue au niveau de la localité de Adaïssé, mais la Force intérimaire des Nations unies (Finul) est intervenue et les Israéliens n’ont pas pénétré en territoire libanais, selon le porte-parole des Casques bleus, Andrea Tenenti, cité par l’ANI.

L’attaque est également intervenue une semaine après la publication par l’armée israélienne d’une vidéo accusant l’armée syrienne et le Hezbollah d’œuvrer côte à côte sur le plateau syrien du Golan, face aux positions israéliennes. « Même pendant la période du coronavirus, le nouveau commandant de la première divison de l’armée syrienne Lou’ay Ali Ahmad Assaad, continue d’aider et de permettre au Hezbollah d’établir un front sur le Golan », affirmait la vidéo, montrant des officiers syriens et des responsables du Hezbollah côte à côte dans ce secteur.

Un analyste relève cependant que la frappe a eu lieu en territoire syrien, et non pas libanais, alors que le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait menacé, lors de la dernière flambée de violence entre sa formation et Israël en septembre dernier, que son parti riposterait en cas d’attaque de drones contre le Liban. « Si Israël bombarde le Liban et envoie des drones, les Libanais ont un droit légal, humanitaire, légitime, de défendre le pays et sa souveraineté. (…) Et ce sans aucune ligne rouge », avait-il averti.

Le Hezbollah avait abattu en septembre un drone israélien, au moment où celui-ci traversait la frontière avec le Liban-Sud, dans une zone où seules l’armée libanaise et la Finul sont supposées être déployées.


Après plusieurs jours de survols intensifs par l’aviation et les drones israéliens du Liban, un drone israélien a visé hier un véhicule dans lequel se trouvaient des membres du Hezbollah à la frontière libano-syrienne, sans faire de victime selon plusieurs sources concordantes. L’attaque a eu lieu à Jdeidet Yabous, en territoire syrien, juste après le poste-frontière libanais de...

commentaires (7)

une voiture civile d'une milice iranienne est détruite par un drone israélien en syrie... ça nous concerne en quoi exactement? est ce que va ramené les 1.5 millions de réfugiés syriens chez eux? ou nettoyer le sud du Liban des centaines de milliers de bombes et mines cadeaux des israéiens en 2006 et qui devastent nos concitoyens libanais? est ce que ça va nous épargner un haircut qui nous dresse sur la tête les quelques cheveux qui nous restent ?? Quand allons vivre dans un monde réel et cesser de jouer au Candide qui suit la pseudo-Providence

Wlek Sanferlou

23 h 27, le 16 avril 2020

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Commentaires (7)

  • une voiture civile d'une milice iranienne est détruite par un drone israélien en syrie... ça nous concerne en quoi exactement? est ce que va ramené les 1.5 millions de réfugiés syriens chez eux? ou nettoyer le sud du Liban des centaines de milliers de bombes et mines cadeaux des israéiens en 2006 et qui devastent nos concitoyens libanais? est ce que ça va nous épargner un haircut qui nous dresse sur la tête les quelques cheveux qui nous restent ?? Quand allons vivre dans un monde réel et cesser de jouer au Candide qui suit la pseudo-Providence

    Wlek Sanferlou

    23 h 27, le 16 avril 2020

  • Un accident de voiture en Syrie ne concerne pas le Liban : classer cette info dans Moyen Orient \ Faits divers.

    Georges Lebon

    14 h 30, le 16 avril 2020

  • Un véhicule du Hezbollah en Syrie... Quid du confinement ?

    Georges Lebon

    14 h 27, le 16 avril 2020

  • LE HEZB EST OCCUPE PAR LE VIRUS ET NE PEUT PAS REPONDRE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    10 h 38, le 16 avril 2020

  • Et le tango dansé par les deux cousins-ennemis indispensables l'un à l'autre continue, toujours selon le même scénario... C'est qu'ils aiment ça...c'est un peu comme une drogue dont on ne peut plus se passer ! Donc...vive la "résistance"...à quoi au juste ??? Irène Saïd

    Irene Said

    08 h 56, le 16 avril 2020

  • Ce que l'on peut conclure, c'est que, en dépit des assurances officielles de fermeture de la frontière syro-libamaise et des points de passage clandestins, cette frontière demeure une passoire. La milice iranienne continue à violer toutes les lois et ses combattants continuent à circuler tranquillement avec armes et bagages pendant que l'armée détourne pudiquement le regard.

    Yves Prevost

    06 h 55, le 16 avril 2020

  • Est-ce que quelqu'un comprend vraiment quel est l'avantage pour le Liban de cette gueguerre? A part éviter le chômage pour les 'combattants'?

    Mago1

    00 h 42, le 16 avril 2020