Liban

Amnistie au Liban : Les dossiers des détenus sont à l'étude, affirme Najm

La ministre libanaise de la Justice, Marie-Claude Najm. Photo d'archives ANI

La ministre libanaise de la Justice, Marie-Claude Najm, a annoncé mardi, dans un entretien à l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), que les dossiers des détenus qui pourraient bénéficier d'une amnistie sont à l'étude, alors que cette question, qui fait l'objet de tiraillements politiques, ne cesse de revenir sur la scène locale au gré des circonstances.

"Des efforts sont en cours pour constituer les dossiers des détenus qui pourraient bénéficier de l'amnistie spécifique, si le projet de loi est approuvé", a affirmé la ministre de la Justice.

"La coordination est en cours avec la direction des prisons au sein des Forces de sécurité intérieure afin de constituer ces dossiers qui contiendront des attestations de conduite et les jugements qui ont été rendus, afin que ces dossiers soient ensuite déférés à la commission en charge de cette amnistie, puis au parquet général de cassation, avant la signature finale du chef de l'Etat à qui j'ai présenté le projet", a expliqué la ministre. Elle a souligné que cette démarche s'inscrit dans "les efforts pour remédier à la surpopulation carcérale, surtout après la propagation du coronavirus".

Marie-Claude Najm a ensuite précisé que les détenus seront libérés "progressivement", en fonction de la peine qu'il leur reste à purger en prison.

Il y a quelques jours, les ministres avaient approuvé un projet de loi revêtu du caractère de double urgence, amnistiant les détenus qui ont acquitté le versement des amendes qu'ils sont tenus de payer dans le cadre de leur condamnation. Cette loi vise à désengorger les prisons libanaises, qui souffrent de surpopulation,

Récemment des émeutes ont éclaté dans plusieurs prisons du pays pour réclamer l'amnistie générale, une question qui divise la population et les responsables libanais. Une proposition de loi d'amnistie générale, au texte très controversé parce qu'il permettait notamment à des responsables condamnés pour corruption et crimes financiers d'être libérés, devait être discutée en novembre 2019 au Parlement mais les contestataires libanais étaient parvenus à deux reprises à forcer un report sine die de la séance parlementaire.

Dernièrement, la députée du bloc du Futur, Bahia Hariri, avait annoncé avoir présenté au nom de son groupe parlementaire une proposition de loi d'amnistie, portant sur certains crimes, justifiée par la crise socio-économique dont souffre le Liban, la propagation du Covid-19 et la nécessité de "trouver une solution rapide au problème de la surpopulation carcérale".

Les proches des détenus, notamment islamistes, manifestent régulièrement pour réclamer l'amnistie générale.



La ministre libanaise de la Justice, Marie-Claude Najm, a annoncé mardi, dans un entretien à l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), que les dossiers des détenus qui pourraient bénéficier d'une amnistie sont à l'étude, alors que cette question, qui fait l'objet de tiraillements politiques, ne cesse de revenir sur la scène locale au gré des circonstances.

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