Le Premier ministre libanais Hassane Diab. REUTERS/Mohamed Azakir
Le Premier ministre libanais Hassane Diab a de nouveau exprimé jeudi ses réticences face à la proclamation de l'état d'urgence pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus malgré les appels pressants de diverses forces politiques qui réclament son instauration.
"Aujourd'hui, nous sommes en état d'urgence, mais dans le cadre de la mobilisation générale. L'état d'urgence prévoit des mesures sur l'interdiction des déplacements et la fermeture totale. Nous n'en sommes pas là, et il faut l'approbation du Parlement huit jours avant son entrée en vigueur. L'état d'urgence qu'ils réclament ne peut pas être appliqué au Liban", a déclaré le chef du gouvernement lors d'une discussion à bâtons rompus avec des journalistes à l'issue du Conseil des ministres.
Le Conseil supérieur de défense, qui s'est réuni avant la réunion du cabinet, a recommandé la prolongation jusqu'au 12 avril de la mobilisation générale.
Par ailleurs, le chef du gouvernement a évoqué le dossier des nominations administratives, dont l'examen a été reporté à jeudi prochain, affirmant qu'il n'y avait pas de désaccord sur ce sujet. "J'ai demandé aux ministres concernés de fournir les CV de trois candidats pour chacun des postes à pourvoir. Le gouvernement doit notamment nommer les quatre vice-gouverneurs de la Banque du Liban, ainsi que des membres de la Commission des banques.


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