J’accuse Nissan et Renault, le Japon et la France d’ingratitude vis-à-vis de notre fierté nationale le géant Carlos Ghosn.
L’ingratitude est la croix sur laquelle sont sacrifiés les femmes et les hommes de bonne volonté.
Saint Thomas a dit : « Multiplier les bienfaits n’aboutit qu’à accroître et aggraver l’ingratitude. » Il faut alors cesser de faire du bien sinon c’est un manque de sagesse. On peut dire en toute simplicité : « Gardez-vous de donner aux chiens ce qui est sacré et ne jetez pas vos perles devant les porcs de peur qu’ils ne les piétinent et, que les chiens ne se retournent contre vous pour vous déchirer. »
Messieurs Nissan et Renault,
Notre Carlos Ghosn est cette personne qui fait partie des grands de ce monde dans le domaine des affaires et des finances. Carlos Ghosn dans son domaine est l’équivalent de De Gaulle en politique. Le général a sauvé la France de la botte hitlérienne et Ghosn a sauvé Nissan et Renault d’une faillite qui aurait coûté à ces deux institutions leur liquidation avec des milliards et des milliards d’euros de perte.
Carlos Ghosn a été le sauveur qui vous a sortis de la boue où vous vous débattiez et qui aurait fini par vous engloutir dans le fin fond des ténèbres. Il vous a évité un enfer sans issue qui vous aurait cramé sans laisser de cendres derrière vous. Pourquoi hurlez-vous : « Crucifiez, crucifiez-le? » Votre façon de le traiter en lui tendant un piège à Tokyo et de l’incarcérer est ignoble. Comment avez-vous pu commettre pareille ineptie ?
Êtes-vous aveugles et sourds? Vous auriez dû le remercier en grande pompe pour le gain financier inestimable (par milliards, milliards et milliards qu’il vous a assurés).
Il aurait pu commettre certaines bavures financières vis-à-vis de vos sociétés. Mais quel que soit le montant, ce dernier représenterait à peine une goutte d’eau dans l’océan qu’il vous a ramené. Vous auriez dû l’interpeller avec politesse et respect et lui signifier de rendre à César ce qui est à César si cette possibilité existe et non utiliser contre lui des méthodes policières réservées aux criminels et séquestrer sa liberté. Je suis sûr que Carlos aurait répondu à votre demande et repris une vie normale après sa démission de ses charges « écrasantes » qu’il avait bien supportées et gérées.
Messieurs Nissan et Renault, Carlos Ghosn n’est pas Al Capone. Carlos Ghosn est un géant surdoué qui s’est fait lui-même par son intelligence et ses visions lointaines.
Carlos Ghosn est pour nous un emblème de la réussite libanaise qui nous a été transmise par nos ancêtres les Phéniciens. De nos rivages, est parti l’alphabet qui sans lui le monde aurait été de nos jours comme du temps d’Annibal de Tyr, de Sidon et de Carthage.
Messieurs Nissan et Renault : « Celui parmi vous qui est sans péché qu’il lance à Ghosn la première pierre. »
N’hésitez pas une seconde à vous retourner sur vous-même et à demander publiquement pardon à Carlos Ghosn, homme dont vous ne pourrez jamais salir l’honneur car vous lui devez votre survie.
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