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"Nous préparons un ensemble de sanctions" contre des personnes ou entités au Liban, annonce un responsable US


OLJ
26/02/2020

Quelques heures après l'annonce de nouvelles sanctions américaines à l’encontre du Hezbollah, le secrétaire d'Etat adjoint pour le Proche-Orient, David Schenker, a déclaré mercredi soir que les Etats-Unis préparaient "un ensemble de sanctions contre des personnes ou entités au Liban" sans donner plus de détails. 

"Nous préparons un ensemble de sanctions dans le cadre de la loi Magnitski  ("Magnitski Act") (contre des personnes ou entités) au Liban et examinons un ensemble de noms", a déclaré M. Schenker à la chaîne d'informations britannique Sky News.

Les autorités américaines avaient promulgué en décembre 2012 la loi dite Magnitski, du nom d'un juriste russe mort en prison à Moscou fin 2009, qui sanctionnait plusieurs responsables russes.  L'affaire de cet avocat russe, mort par négligence médicale le 16 novembre 2009, avait provoqué une crise entre Moscou et Washington. La Russie avait immédiatement riposté par l'adoption d'une loi dressant une liste d'Américains et d'autres étrangers indésirables en Russie et en interdisant l'adoption d'enfants russes par des Américains.

"Nos sanctions exercent une forte pression sur le Hezbollah au Liban", a également dit le responsable américain. Et de souligner dans ce contexte que "la campagne (les sanctions, ndlr) contre l'Iran vise à exercer une pression économique sur ce pays, de sorte à ce qu'il limite son financement au Hezbollah, aux houthis et au Hachd el-Chaabi". 

La campagne américaine contre le Hezbollah, intervient au moment où le Liban fait face à d'importantes difficultés économiques, qui se sont aggravées depuis le début en octobre d'une contestation inédite fustigeant l'ensemble de la classe politique. Le pays croule sous une dette avoisinant les 92 milliards de dollars, soit plus de 150% du PIB, et a demandé une assistance technique au Fonds monétaire international (FMI).
Dans ce cadre, M.Schenker affirmé qu'on "ne peut pas aujourd'hui reprocher aux États-Unis la crise économique que traverse le Liban". 

Il a également estimé que "le gouvernement de Hassane Diab doit aller de l'avant en menant de véritables réformes, en luttant contre la corruption et en faisant des choix difficiles". "En ce qui concerne les fonds détournés, c'est un dossier sur lequel nous avons hâte de travailler avec le gouvernement libanais", a-t-il ajouté. 

Le Liban s'était engagé en 2018 à réduire son déficit public et à entreprendre des réformes structurelles, en contrepartie de promesses d'aides et de dons de la communauté internationale à hauteur de 11,6 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros). Dans le contexte de crise économique et financière que traverse actuellement le pays, des Etats occidentaux et sunnites du Golfe ont prévenu que tout soutien à Beyrouth dépendait de la mise en oeuvre de réformes longtemps repoussées pour traiter les causes profondes de ses difficultés, comme la corruption et une gouvernance défaillante.



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