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Vie pratique

Le stationnement fait sa révolution en France

Suppression de places en surface pour rendre les rues plus agréables, sous-location de parkings, applications pour payer ou ouvrir les barrières… En France, le stationnement fait sa révolution.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a jeté un pavé dans la mare en promettant la construction de pistes cyclables dans toutes les rues de la capitale, avec à la clef la suppression de 60 000 places de stationnement. Ainsi, les automobilistes seront-ils priés à l’avenir de rallier des parkings souterrains. « L’offre est pléthorique à Paris », relativise Sébastien Fraisse, directeur général pour la France du groupe de parkings Indigo. Il existe intramuros 160 000 places dans les parkings publics, entre 130 000 et 140 000 en voirie, et environ 500 000 dans des structures privées. L’idée est donc de mieux remplir les parkings publics – qui sont actuellement loin de faire le plein, et souvent chers – et d’ouvrir les espaces privés : entreprises, résidences ou hôtels ne manquent pas de places disponibles qu’ils peuvent monétiser.

Contrairement à Paris, « on continue de construire des parkings souterrains dans un certain nombre de villes, en banlieue ou en province », relève Sébastien Fraisse. Surtout pour dégager les rues et compenser la suppression de places en surface. La profession ouvre aussi de nouvelles structures aux abords des hôpitaux ou des gares, ajoute Frédéric Baverez, le PDG du groupe de parkings Effia. Cette réorganisation de l’espace va de pair avec la montée en puissance d’une flopée d’applications censées aider l’automobiliste à se garer. « Le stationnement, c’est ni plus ni moins que de l’hôtellerie pour voiture, et à partir du moment où vous avez de l’hôtellerie pour voiture, vous vous trouvez attaqués à la fois par Booking et par Airbnb », observe Frédéric Baverez. Booking pour trouver et réserver sa place, et Airbnb pour louer son parking.

Parmi les principales applications, on peut citer OPnGO (partenaire d’Indigo), Onepark (partenaire d’Effia), ParkNow (qui appartient à BMW), Yespark et Zenpark qui permettent de réserver une place, PayByPhone (qui appartient à Volkswagen) et Flowbird (issu du groupe Schlumberger) pour payer. « Ce qui a de la valeur, ce n’est pas le fait qu’une place est libre, c’est le fait qu’une place va être libre, observe Frédéric Baverez. Ce qui a de l’intérêt, c’est ce qui vous guide vers une place qui sera libre quand vous l’atteindrez. »

Source : AFP


Suppression de places en surface pour rendre les rues plus agréables, sous-location de parkings, applications pour payer ou ouvrir les barrières… En France, le stationnement fait sa révolution.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a jeté un pavé dans la mare en promettant la construction de pistes cyclables dans toutes les rues de la capitale, avec à la clef la suppression de...

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