Le journaliste Moussa Assi avant son interrogatoire au Palais de justice de Beyrouth, le 5 février 2020. Capture d'écran LBCI
Plusieurs personnes se sont rassemblées mercredi devant le Palais de justice de Beyrouth en signe de solidarité avec le journaliste Moussa Assi qui doit être entendu par un juge sur base de deux plaintes déposées en mars dernier par le Conseil supérieur chiite et par Randa Berry après des posts du journaliste sur Facebook en février 2019.
"Il s'agit d'une bataille pour la liberté d'expression", a déclaré M. Assi qui collabore à la chaîne régionale al-Mayadeen et au quotidien an-Nahar, ajoutant que "les journalistes ne sont pas des souffre-douleurs". "Ce que j'ai écrit ne relève ni de l'insulte, ni de la diffamation, mais une adresse indirecte à tous les politiques. Personne n'était visé en particulier", a souligné le journaliste.
L'instance religieuse et l'épouse du président du Parlement ont jugé ces posts "diffamatoires" et "attisant les dissensions confessionnelles". Le journaliste explique à l'OLJ que son post sur le Conseil supérieur chiite "portait sur la vente illégale de biens du wakf", et celui concernant Mme Berry est un parallèle entre une déclaration de cette dernière sur la corruption et une déclaration du mufti jaafari contre le mariage civil.


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