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Économie - Coronavirus

L’OPEP cherche une réponse à la chute des cours

Le comité technique de l’OPEP et ses partenaires s’est réuni hier pour une séance extraordinaire consacrée à l’épidémie de coronavirus en Chine. Leonhard Foeger/Reuters

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et son allié russe ont discuté hier à Vienne de la possibilité d’accentuer leurs baisses de production pour tenter de stopper la chute des cours provoquée par les inquiétudes liées à l’épidémie du nouveau coronavirus.

Le comité technique de l’OPEP et ses partenaires s’est réuni pour une séance « extraordinaire (...) consacrée à l’épidémie de coronavirus en Chine et à son impact potentiel sur le marché mondial du pétrole », selon un tweet de l’organisation.

Invité exceptionnel des principaux exportateurs de brut de la planète, l’ambassadeur chinois auprès des organisations internationales à Vienne a fait le point sur la crise en cours qui, au-delà de sa dimension de santé publique, fait craindre des conséquences sur la croissance et la demande de pétrole.

Les cours de l’or noir ont plongé d’environ 20 % en moins d’un mois, atteignant lundi un plus bas depuis janvier 2019. Les deux indices de référence américain et européen se sont repris hier, au premier jour de cette réunion prévue pour se prolonger aujourd’hui.

« Selon les besoins du marché et l’impact de l’épidémie de coronavirus, une réduction (de production, NDLR) sera-t-elle nécessaire ? C’est de cela que va discuter le comité sur la base des rapports techniques qui lui sont soumis », a indiqué le porte-parole du ministère irakien du Pétrole, Assem Jihad, dont un délégué est présent à Vienne. Les participants à la rencontre de Vienne vont examiner différents scénarios et « toute nouvelle réduction de la production ne sera annoncée que lors d’une réunion ministérielle », a prévenu M. Jihad. Celle-ci, prévue les 5 et 6 mars, pourrait être avancée à février « selon les besoins du marché et en fonction de l’évolution du nouveau coronavirus », a-t-il ajouté. « En mars, nous avons une réunion, mais nous pouvons la tenir plus tôt, si nécessaire », a indiqué de son côté aux agences russes le ministre russe de l’Énergie Alexandre Novak.

Choc sur la demande

La Russie, deuxième producteur mondial de pétrole, et l’Arabie saoudite, premier exportateur, sont les poids lourds de l’alliance dite OPEP+ qui regroupe les treize membres de l’OPEP et dix autres puissances pétrolières. Ces pays sont liés depuis fin 2016 par un accord de limitation de leur production destiné à soutenir les cours du brut face à une offre très abondante. Ils avaient encore approfondi leurs baisses de production à l’issue de leur dernière rencontre en décembre. Le modèle économique des pays de l’OPEP+, dépendants du pétrole, les contraint à se coordonner pour influer sur le prix du baril.

Les investisseurs redoutent les conséquences de l’épidémie de pneumonie virale apparue en décembre à Wuhan, au centre de la Chine, avant de se propager dans le pays puis à l’étranger. La consommation de pétrole de la Chine, premier importateur et deuxième consommateur de brut au monde, a un impact déterminant sur les cours. La réduction des vols internes et de certains vols internationaux a déjà des conséquences sur la demande de carburant pour l’aviation. L’épidémie pourrait créer un choc durable sur la demande de pétrole mais « le problème pour l’OPEP+ est que l’ampleur de la destruction de la demande en Chine n’est pas connue », souligne Olivier Jakob, de l’institut Petromatrix. « Il est par conséquent difficile pour les participants d’être convaincus qu’une réduction supplémentaire d’un million de barils par jour sera suffisante », observe-t-il.

Hier après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 55,04 dollars à Londres, en hausse de 1,08 % par rapport à la clôture de lundi. À New York, le baril américain de WTI pour le mois de mars gagnait 0,96 % à 50,59 dollars. Dans la nuit de lundi à hier, les deux indices de référence américain et européen sont respectivement tombés à 49,66 dollars et 53,95 dollars le baril, des plus bas depuis le début du mois de janvier 2019.

Source : AFP

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et son allié russe ont discuté hier à Vienne de la possibilité d’accentuer leurs baisses de production pour tenter de stopper la chute des cours provoquée par les inquiétudes liées à l’épidémie du nouveau coronavirus.Le comité technique de l’OPEP et ses partenaires s’est réuni pour une séance « extraordinaire (...) consacrée à l’épidémie de coronavirus en Chine et à son impact potentiel sur le marché mondial du pétrole », selon un tweet de l’organisation.Invité exceptionnel des principaux exportateurs de brut de la planète, l’ambassadeur chinois auprès des organisations internationales à Vienne a fait le point sur la crise en cours qui, au-delà de sa dimension de santé publique, fait craindre des conséquences sur la croissance...
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