Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo (à g.) et le Premier ministre britannique Boris Johnson, hier, à Londres. Photo AFP
À la veille du grand saut britannique hors de l’Union européenne, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a fait miroiter à Londres les « énormes bénéfices » d’un rapprochement post-Brexit, relativisant les divergences actuelles entre les alliés historiques.
« Nous voulons faire passer le Royaume-Uni en tête de liste », a assuré le secrétaire d’État lors d’une rencontre avec son homologue britannique Dominic Raab, avant d’être reçu dans la journée par le Premier ministre Boris Johnson. Le Royaume-Uni « va pouvoir faire les choses différemment. Je pense que c’est fantastique pour les États-Unis, c’est fantastique pour le Royaume-Uni », a-t-il expliqué. « Quand on regardera cette journée et cette année dans le rétroviseur dans cinq ou dix ans, on verra les bénéfices énormes pour nos deux pays. »
Le compte à rebours a commencé avant la séparation historique, qui sera marquée officiellement aujourd’hui à 23 heures locales et GMT (samedi à 1h à Beyrouth) après trois ans et demi de crise provoquée par le référendum de 2016.
Pour le Royaume-Uni s’ouvre une période délicate pour reconstruire des relations, commerciales notamment, avec le bloc des 27, mais aussi les autres grandes puissances, États-Unis en tête. Cette tâche herculéenne, dont Londres a fait un symbole de sa liberté retrouvée, est cependant compliquée par une série de désaccords qui se sont accumulés ces derniers temps.
Le président Donald Trump, qui soutient avec enthousiasme le Brexit, a fait miroiter un accord commercial bilatéral « magnifique ».
Source : AFP

