Rechercher
Rechercher

Sport - Rugby / Six-Nations

Le tournoi du renouveau

Quatre nouveaux sélectionneurs, des équipes remaniées… Trois mois après la finale de la Coupe du monde, le Tournoi des Six-Nations 2020, qui débute samedi, s’annonce plus indécis que jamais entre des Anglais et des Irlandais revanchards, des Bleus « new look » ou les ambitieux tenants gallois.

Perturbé, le XV de la Rose ? À écouter Eddie Jones, qui promet de « faire rêver les gens » et de transformer « l’Angleterre en meilleure équipe jamais vue », rien n’est moins sûr. Pourtant, les Anglais doivent panser leur plaies : oublier la défaite en finale de la Coupe du monde, bien sûr, mais aussi, et surtout, penser à autre chose que « l’affaire des Saracens » qui touche sept de ses joueurs (George, M. Vunipola, Farrell, Itoje, Earl, Daly, Kruis). Une réunion entre joueurs sur le sujet a eu lieu au Portugal, où ils préparent le « Crunch », le choc contre la France. Sans leur n° 8 Billy Vunipola, un autre joueur des Sarries, victime d’une fracture de l’avant-bras. Une victoire à Paris serait l’occasion de montrer que les Anglais ont bel et bien tourné la page.

Nouveau staff, nouvelles méthodes, nouveau capitaine, nouvelle équipe… nouvelle donne ? Le XV de France, rajeuni et relooké, n’a rien à perdre. Fabien Galthié a relancé l’engouement autour des Bleus avec une révolution : adieu Picamoles, Huget, Médard, Fofana, Slimani ou Guirado ; place à Dupont, Ntamack, Bouthier, Macalou, Fischer et Tolofua. La France, toujours plus jeune, est une des équipes les plus intrigantes du plateau et s’appuie sur un plan de jeu axé sur la vitesse pour redorer le blason bleu. Le capitaine Charles Ollivon, le demi de mêlée Antoine Dupont ou l’expérimenté Gaël Fickou sont autant de leaders capables de diriger une équipe de France excitante. D’autant que les dynamiteurs Virimi Vakatawa, Teddy Thomas ou Damian Penaud arrivent en forme. Reste maintenant à se frotter à la réalité du terrain.

Les temps changent. Grands favoris en 2019, alors qu’ils étaient nos 2 mondiaux, les Irlandais abordent l’édition 2020 avec un sentiment de revanche après un Mondial 2019 décevant, achevé en quarts de finale sur déculottée face aux All Blacks. Ce tournoi servira de grand oral pour le sélectionneur Andy Farrell, nouveau patron du XV du Trèfle. Cet ancien joueur de rugby à XIII voudra frapper un grand coup et priver du titre son fils, Owen, demi d’ouverture de l’Angleterre. Le choc de la 3e journée, à Twickenham, aura des airs de guerre des étoiles et s’annonce déjà décisif pour les ambitions des uns et des autres. Avec Farrell aux manettes, et Mike Catt en charge des arrières, l’Irlande promet d’être moins prévisible, autour de Jonathan Sexton promu capitaine.

Demi-finaliste du Mondial, seulement dominé par les champions du monde sud-africains, le pays de Galles a changé de sélectionneur : le grand architecte du renouveau gallois Warren Gatland a laissé sa place à Wayne Pivac. Mais la pression ne semble pas inquiéter le Néo-Zélandais, qui veut remettre un peu de folie dans le jeu des tenants du titre. Avec la pépite Louis Rees-Zammit, le « serial scorer » Josh Adams et le demi d’ouverture Dan Biggar, encadrés par le vétéran Alun Wyn Jones, le XV du Poireau semble bien armé. Malgré un calendrier compliqué avec deux déplacements en Irlande et en Angleterre, deux candidats potentiels au titre.

Sauf énorme surprise, Écossais et Italiens devront se contenter de ferrailler pour éviter la cuillère de bois, propriété exclusive de la Squadra Azzurra depuis 2016. Pire, les Italiens ne se sont plus imposés dans le tournoi depuis l’édition 2015… face à l’Écosse. Et ils devront apprendre à jouer sans leur emblématique capitaine Sergio Parisse, qui ne disputera qu’un match (face à l’Écosse ou l’Angleterre à Rome) en guise d’adieu. Quant au XV du Chardon, il prépare cette édition 2020 dans la morosité, après avoir perdu l’ailier supersonique Darcy Graham sur blessure et le demi d’ouverture Finn Russell, exclu pour raisons disciplinaires. Les retraites des expérimentés Greig Laidlaw, John Barclay et Tommy Seymour ajoutent encore un peu plus de pression sur les épaules du sélectionneur Gregor Townsend, déjà sur la sellette après une élimination dès le 1er tour lors du Mondial au Japon.

Source : AFP

Quatre nouveaux sélectionneurs, des équipes remaniées… Trois mois après la finale de la Coupe du monde, le Tournoi des Six-Nations 2020, qui débute samedi, s’annonce plus indécis que jamais entre des Anglais et des Irlandais revanchards, des Bleus « new look » ou les ambitieux tenants gallois.Perturbé, le XV de la Rose ? À écouter Eddie Jones, qui promet de « faire rêver les gens » et de transformer « l’Angleterre en meilleure équipe jamais vue », rien n’est moins sûr. Pourtant, les Anglais doivent panser leur plaies : oublier la défaite en finale de la Coupe du monde, bien sûr, mais aussi, et surtout, penser à autre chose que « l’affaire des Saracens » qui touche sept de ses joueurs (George, M. Vunipola, Farrell, Itoje, Earl, Daly, Kruis). Une réunion entre...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut