Projection

Le cèdre du Liban, Abou Arab et Simon Shaheen à l’honneur

À Dar el-Nimer, trois documentaires sont projetés au cours du mois de janvier sous la houlette du Beirut Art Film Festival (BAFF).

Extrait du film « La bataille du cèdre ».

Jeudi 16 janvier, 18h30

La bataille du cèdre, de Laurent Sorcelle

Ce documentaire raconte l’aventure extraordinaire de quelques habitants du village de Bécharré, au Liban-Nord, qui œuvrent depuis trente ans pour la renaissance des forêts de cèdres à travers le pays. Ce documentaire tourné au Liban par Laurent Sorcelle et Cécile Favier a d’abord été diffusé en mars 2019 sur Ushuaïa TV, puis sur la MTV (Liban). L’histoire est celle de Youssef Tawk, un médecin qui rentre au pays natal et plus exactement dans son village de Bécharré dans les années 80 après avoir suivi des études en Europe. Dans ce village, se tient, stoïque, la forêt des Cèdres. Une forêt sacrée, lieu mythique nommée « forêt des cèdres de Dieu » et symbole du pays. Les plus vieux spécimens de Cedrus libani ont plus de 2 000 ans. Mais il n’en reste que 380. Depuis son retour, Tawk n’a cessé de semer des graines de cèdre. Cet arbre est devenu pour lui une lutte pour la vie. Ainsi le sauvetage de la Vallée sainte s’est fait grâce à la persévérance de Youssef Tawk, le pionnier du reboisement. Mais aussi avec l’aide, au fil des années, de Désirée Sadek, journaliste et écrivaine, et de Nabil Semaan, conseiller d’un milliardaire mexicain d’origine libanaise, Alfredo Harp Selu, cousin du milliardaire Carlos Slim, qui a racheté le New York Times. Un amoureux de la nature désireux, via sa fondation, d’aider au reboisement du pays de ses ancêtres.

Un très beau documentaire de 52 minutes, en français et sous-titres arabes.

Jeudi 23 janvier, 18h30

Abou Arab, de Moataz Mohamed

Le film documente la vie et la biographie du chanteur et poète palestinien Ibrahim Mohammad Salah, connu sous le pseudonyme d’« Abou Arab », décédé à Homs à l’âge de 83 ans. Abou Arab est considéré comme une mémoire vivante du patrimoine musical palestinien. Également surnommé « poète de la révolution palestinienne », il a laissé, durant son long parcours, près de 300 œuvres, entre chansons et poésies reprises par les Palestiniens dans différentes circonstances. Haddi ya Bahr (Calme-toi ô mer) figure parmi les chansons les plus célèbres. Né en Galilée en 1931 dans le village d’Echadjara, Abou Arab a vécu dans un perpétuel déracinement dû à la politique d’expropriation des Palestiniens pratiquée par l’occupant israélien, s’exilant successivement à Kafr Qenna, Arrabet el-Bettouf, puis au Liban avant d’élire domicile en Syrie. Après une absence de 64 ans, Abou Arab était revenu en Palestine pour participer à différentes manifestations culturelles. Nommé responsable de la chanson populaire à la radio Sawt Filastine (« La voix de la Palestine »), le poète a fondé en 1980 sa première troupe musicale, « Firkat Filastine li Ettourath Echaâbi » (« Troupe palestinienne pour le patrimoine populaire »), avant de la rebaptiser Firkat Naji al-Ali, en hommage au célèbre caricaturiste palestinien assassiné en 1987.

Le documentaire de 52 minutes est en arabe, sans sous-titres.

Jeudi 30 janvier, 18h30

Simon Shaheen, de Tarek Benbrahim

Le musicien éblouit ses auditeurs en passant habilement des sons arabes traditionnels au jazz et aux styles classiques occidentaux. Sa technique exubérante, son ingéniosité mélodique et sa grâce inégalée lui ont valu une renommée internationale en tant que virtuose du oud et du violon. Shaheen est l’un des musiciens, interprètes et compositeurs arabes les plus importants de sa génération. Son travail incorpore et reflète un héritage de la musique arabe, tandis qu’il embrasse de nombreux styles différents dans le processus. Shaheen reçoit ainsi en 1994 le prestigieux prix du patrimoine national à la Maison-Blanche.

L’enfance de ce Palestinien, né dans le village de Tarshiha en Galilée, a été imprégnée de musique. Son père, Hikmat Shaheen, était professeur de musique et joueur de oud de maître. le jeune Shaheen commence à jouer du oud à l’âge de cinq ans et, un an plus tard, étudie le violon au Conservatoire de musique classique occidentale de Jérusalem.

Dans les années 1990, il sort quatre de ses propres albums : Saltanah, Turath, Taqasim et Simon Shaheen : The Music of Mohamed Abdel Wahab (Axiom), tout en contribuant des sélections pour les bandes sonores de The Sheltering Sky et Malcolm X, entre autres. Il compose l’intégralité de la bande originale du documentaire parrainé par les Nations unies For Everyone Everywhere.

Un film de 78 minutes en arabe et anglais avec sous-titres.


Jeudi 16 janvier, 18h30

La bataille du cèdre, de Laurent Sorcelle

Ce documentaire raconte l’aventure extraordinaire de quelques habitants du village de Bécharré, au Liban-Nord, qui œuvrent depuis trente ans pour la renaissance des forêts de cèdres à travers le pays. Ce documentaire tourné au Liban par Laurent Sorcelle et Cécile Favier a d’abord été diffusé...

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