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Nos lecteurs ont la parole - Alexandre Manasterski

Une larme sur la terre d’Orient

Le pays de mes parents,

De mon âme, de mon sang,

Est une larme versée sur la terre d’Orient.

Jadis une terre objet de toutes les convoitises

Aujourd’hui une terre brûlée hypocritement conquise.

Le petit Liban au grand cœur s’est laissé berner,

Mais ses enfants, malgré la douleur, jamais ne cesseront de lutter.

Je rêve d’avant,

Où l’amour et la passion enivraient les amants,

Où le débat d’opinions était permis et les censeurs mis au ban.

Je rêve d’avant,

Où les mille saveurs se mariaient aux mille et une couleurs,

Où le printemps amenait la douceur des fruits et la senteur des fleurs.

Je suis damné à rêver éternellement : la guerre et la corruption ont défiguré le pays de mes parents.

Le présent c’est l’attente,

La crainte permanente de l’ennemi sous des airs de détente,

La tête haute mais le cœur meurtri,

Le sourire aux lèvres mais au fond l’âme toujours flétrie.

La crainte permanente de l’ennemi sous des airs d’entente,

Ils ont tout pris, notre paix, notre liberté et nos hommes les plus courageux,

Ils n’ont pas compris que cultiver sa différence était un ordre venu des dieux.

L’avenir nous appartient, à nous de choisir les clefs de notre destin,

Afin de ressusciter la mère patrie et ne pas mourir orphelin.

Un drapeau, une union, un hymne,

Pour que les crapauds cessent de compter fleurette aux dictatures voisines.

Un drapeau, une union, un hymne,

Pour que notre peuple souverain cesse de courber l’échine,

Pour retrouver notre liberté et que le Grand Liban renaisse de ses ruines.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Le pays de mes parents,De mon âme, de mon sang,Est une larme versée sur la terre d’Orient.Jadis une terre objet de toutes les convoitisesAujourd’hui une terre brûlée hypocritement conquise.Le petit Liban au grand cœur s’est laissé berner,Mais ses enfants, malgré la douleur, jamais ne cesseront de lutter.Je rêve d’avant,Où l’amour et la passion enivraient les amants,Où le débat d’opinions était permis et les censeurs mis au ban.Je rêve d’avant,Où les mille saveurs se mariaient aux mille et une couleurs,Où le printemps amenait la douceur des fruits et la senteur des fleurs.Je suis damné à rêver éternellement : la guerre et la corruption ont défiguré le pays de mes parents.Le présent c’est l’attente,La crainte permanente de l’ennemi sous des airs de détente,La tête haute mais le cœur...
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