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Dernières Infos - Liban

Le Liban est concerné par la lutte contre les politiques US, affirme le bloc parlementaire du Hezbollah

Le bloc parlementaire du Hezbollah, réuni le 21 novembre 2018. Photo d'archives fournie par le bureau de presse du Hezbollah

Le groupe parlementaire du Hezbollah a affirmé jeudi que le Liban était naturellement concerné par la lutte contre "les politiques américaines injustes" qui menacent le pays, alors que les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis s'accroissent depuis l'élimination du général iranien Kassem Soleimani, tué la semaine dernière dans un raid US en Irak.

"La sécurité, la stabilité et les richesses prometteuses de notre peuple au Liban restent ciblées par les politiques américaines injustes. Il est ainsi naturel qu'il soit concerné par l'élimination des politiques hégémoniques et d'agression", indique un communiqué du bloc du parti chiite, parrainé par l'Iran, à l'issue de sa réunion hebdomadaire.

Dimanche, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, avait estimé que "le jour de l'assassinat de Soleimani marque le début d'une nouvelle phase et d'une nouvelle histoire pour l'ensemble de la région", affirmant que le nouvel objectif de l'axe de la résistance était la présence militaire américaine au Moyen-Orient.

"Les Iraniens et les Irakiens qui sont descendus dans la rue pour rendre hommage à Soleimani et (le numéro deux du Hachd al-Chaabi, la puissance milice chiite supplétive de Téhéran en Irak), Abou Mehdi al-Mouhandis, est un message à Donald Trump disant qu'il n'y a plus de place pour une présence militaire des Etats-Unis dans la région", ajoute ce communiqué.

Sur le plan intérieur, le bloc du Hezb a indiqué que "les derniers développements imposent la formation d'un gouvernement devant centrer son attention sur le redressement de la situation financière et monétaire, sur le retour du bon fonctionnement des institutions et la résolution des crises qui s'accumulent".

Depuis plus de deux mois, les manifestants libanais appellent à la chute de tous les responsables, accusés de corruption et d'incompétence, alors que le pays traverse une grave crise économique et de liquidités. Sous la pression de la rue, le gouvernement de Saad Hariri avait démissionné le 29 octobre. Le 19 décembre, à l'issue de consultations parlementaires, le président Aoun a désigné l'ex-ministre de l’Education Hassane Diab, appuyé par les partis du 8 Mars, au poste de Premier ministre. Les manifestants rejettent toutefois la nomination de M. Diab qu'ils estiment issu de la même classe politique corrompue dont ils réclament le départ.

Mercredi, le président du Parlement Nabih Berry a plaidé en faveur d'un cabinet "rassembleur" de toutes les forces politiques, faisant dire à certains observateurs que le processus de formation du gouvernement est retourné à la case départ.

Le groupe parlementaire du Hezbollah a affirmé jeudi que le Liban était naturellement concerné par la lutte contre "les politiques américaines injustes" qui menacent le pays, alors que les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis s'accroissent depuis l'élimination du général iranien Kassem Soleimani, tué la semaine dernière dans un raid US en Irak."La sécurité, la stabilité et les richesses prometteuses de notre peuple au Liban restent ciblées par les politiques américaines injustes. Il est ainsi naturel qu'il soit concerné par l'élimination des politiques hégémoniques et d'agression", indique un communiqué du bloc du parti chiite, parrainé par l'Iran, à l'issue de sa réunion hebdomadaire.Dimanche, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, avait estimé que "le jour de l'assassinat de Soleimani marque le début d'une...