LeBron James (Lakers, ballon en main) dribblant Kawhi Leonard (Clippers, au centre), ce dernier étant marqué par JaVale McGee (Lakers, de dos), lors de la « Bataille de Los Angeles » au cours du « Christmas Day » de la National Basketball Association (NBA), mercredi (hier au Liban). Au Staples Center de Los Angeles, en Californie, les Clippers ont vaincu les Lakers (111-106). Robyn Beck/AFP
Comme lors de la première « Bataille de Los Angeles », Kawhi Leonard a encore été le bourreau des Lakers de LeBron James, pour permettre aux Clippers de s’imposer lors du choc de Noël, mercredi soir en NBA (hier matin au Liban).
« Iceman » … Si ce surnom n’était pas déjà pris par George Gervin, comme lui ancienne gloire des San Antonio Spurs, Leonard en serait déjà affublé depuis un moment qu’il réalise ses exploits décisifs sans transpirer. Face aux Lakers, qui voulaient égaliser dans leurs face-à-face de la saison régulière, il a été impressionnant (35 points, dont 11 dans les ultimes minutes). Voilà les Clippers avec deux victoires face à ces rivaux dont ils veulent sortir de l’ombre, ce qui ne se produira qu’avec un sacre NBA en poche. Le mois de juin est loin, la route est longue, mais en attendant de peut-être se recroiser en play-offs, après deux autres duels encore à jouer, l’ascendant psychologique est de leur côté. Outre Leonard, les soldats habituels Montrezl Harrell (18 points, 6 rebonds) et Patrick Beverley, ce dernier intenable en défense et auteur d’un contre sur LeBron James dans les dernières secondes, ont été également très précieux. « King James » a frôlé le triple double (23 points, 10 passes décisives, 9 rebonds) et Anthony Davis a marqué 24 points, sans pouvoir empêcher une 4e défaite d’affilée, qui ne met toutefois pas en péril la domination des Lakers dans la conférence Ouest, après la défaite surprise du dauphin Denver (Nuggets) face à New Orleans (Pelicans).
Philly croit au « père Joël »
Noël oblige, un échange de cadeaux entre joueurs a remplacé le (faux) combat de catch qui constitue habituellement l’avant-match souvent hilarant des Milwaukee Bucks. Et force était de constater qu’en laissant au vestiaire son envie d’en découdre, le leader de la conférence Est s’est fait marcher dessus par des Piladelphia 76ers sacrément motivés. Symbole de cette déconvenue, Giannis Antetokounmpo, limité à 18 points à 7/24 aux tirs (14 rebonds et 7 passes décisives), a perdu son duel à distance face à Joël Embiid, aussi brillant en attaque (31 points) que dissuasif en défense (11 rebonds, 2 contres). Le « Greek Freak », involontairement touché à l’œil droit par Josh Richardson au 4e quart-temps, a aussi pâti des efforts collectifs adverses pour bloquer ses pénétrations. Philly, qui a compté jusqu’à 27 points d’avance, doit aussi sa victoire à son adresse à longue distance, avec 21 tirs réussis à 3 points, record de la franchise. Les Sixers, avec ce 3e succès consécutif, consolident leur 4e place. Les Bucks, malgré cette 5e défaite en 32 rencontres, restent 1ers.
De leur côté, les Boston Celtics avaient trop d’arguments face aux Toronto Raptors, privés de trois de leurs titulaires – Pascal Siakam (élongation à l’aine), Marc Gasol (élongation à une cuisse), Norman Powell (dislocation de l’épaule gauche) –, et se sont logiquement imposés chez le champion en titre qui jouait à domicile à Noël pour la première fois de son histoire. Avec ce 4e succès d’affilée, Boston consolide sa 2e place à l’Est, alors que Toronto glisse au 5e rang. Parallèlement, les Golden State Warriors, privés de leurs principales stars (blessées) et bons derniers à l’Ouest, ont battu les Houston Rockets. Une 3e victoire d’affilée, la 8e seulement cette saison. Draymond Green a inscrit 20 points pour les Warriors, dont 16 en seconde période. Les Rockets, où Russell Westbrook a réussi 30 points et James Harden s’est contenté d’en marquer 24, glissent à la 4e place.
Les résultats :
Clippers-Lakers 111-106
Nuggets-Pelicans 100-112
Sixers-Bucks 121-109
Warriors-Rockets 116-104
Raptors-Celtics 102-118.
Source : AFP

