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Nos lecteurs ont la parole - Par Sylvain Thomas

Ce Noël, c’est le commencement du Ciel...

Voilà qu’ont commencé les longs mois austères de l’hiver, nous sommes conviés à des fraîches pensées, avec l’Enfant qui va naître et qui va dormir dans la paille. Chaque enfant qui vient au monde est une nouvelle lueur d’espoir et d’avenir. L’enfant est le rêve que chacun porte en soi. Il est la continuité de la vie de l’homme. Il forme la chaîne qui fait son éternité dans ce monde.

L’Enfant que la Bible et l’Évangile annoncent au monde est plus qu’un signe ou un symbole. Ici tout tourne vers l’Enfant et pour l’Enfant. Il a pour nom : « Jésus le Christ merveilleux et libérateur, Fils de Dieu, Prince de la Paix. » L’Évangile va proclamer l’enfant de Bethléem comme la Parole créatrice, le Verbe de Dieu. Au moment où rien n’existe encore, le Verbe est pour nous comme le frémissement du Mystère de Dieu.

C’est la Parole qui va en s’amplifiant dans le désert de notre monde pour nous faire vibrer de la présence de Dieu. Tout est caché dans l’Enfant. Et la Parole se fait entendre à ceux qui ont le désert dans leur cœur, une phrase à finir… Chacun peut s’apercevoir qu’il y a une voix qui parle à son intérieur, même un enfant. Le désert est le vide à partir duquel Dieu appelle à la vie tout ce qui existe dans l’Univers. Il a dit : « Que la lumière soit, et la lumière fut. »

Noël c’est l’histoire de cette Parole créatrice qui se fait Enfant, le « non-parlant », la Parole qui ne fait pas de bruit. Née d’une mère que l’Esprit de Dieu a couverte de son ombre, elle fait fleurir le désert. Avons-nous entendu autour de nous le gémissement des déserts ? Désert d’absence de culture, d’humanisme, de sens religieux, désert de mémoire où l’homme n’a aucun repère pour savoir d’où il vient ni où il va. Il se croit comme une évidence, venu de nulle part.

Et les déserts pleurent de n’être pas des plaines fertiles. Ce sont les pleurs des enfants, ou des grands, qui ont peur du vide et du silence. Maintenant que la Parole est là, sa présence rassure et guérit toutes sortes de vertige. Les étendues désertes du cœur de l’homme vont être appelées à connaître la joie et les collines de nos nombreuses montagnes vont bondir à force de danser. L’avenir du désert est un verger en fleurs.

Aujourd’hui, dans le Mystère de Noël, il nous est donné de réaliser que le silence est la plénitude de la Présence et que le désert est le lieu où la voix de Dieu met en travail notre intérieur pour qu’il soit pénétré de Présence, d’Amour et de Louange, grâce au Verbe de Dieu qui se fait Enfant de nos races. C’est à ce niveau de présence que les ambiguïtés de nos fêtes seront dissipées. Il n’y aura plus de nostalgie pour les féeries que nous aurions dû avoir. Comment désirer encore autre chose quand on a vu une mère qui enfante dans le dénuement ? Toutes les mères savent combien de soins leur sont nécessaires pour mettre au monde un enfant.

Quel genre de festivité veut-on célébrer avec ce jeune père nourricier qui ne sait plus comment donner un peu de confort au petit enfant couché dans une mangeoire ? Voit-on qu’il est en train de réaliser la paternité qui naît dans son cœur avec l’arrivée en surprise de l’Enfant-Dieu ? On se demande s’il a vraiment entendu les anges qui chantent dans les campagnes ! La liturgie de la fête de Noël vient à notre secours dans sa sobriété. Elle nous fait contempler le mystère en nous interpellant : qu’avons-nous à faire pour que l’Enfant qui grandit ne connaisse pas l’amertume, le bémol de l’Évangile d’aujourd’hui ?

« Il est venu chez les siens mais les siens ne l’ont pas reçu. » Aujourd’hui, le Christ Enfant ne naît plus dans une étable : Il veut naître et dire le secret de Dieu, dans toutes les maisons, dans tous les cœurs. Il veut déposer le baiser et l’amour de Dieu sur tous les visages. Il veut des millions de crèches dans tous les pays, pour habiter notre monde entier. Il veut des millions sinon des milliards de visages pour donner la paix sur la terre. Ouvrons nos sourires sur nos lèvres, ouvrons nos maisons à cet événement grandiose et unique dans les siècles des siècles et dans nos cœurs aimants pour dire avec Lui : « Gloire à Dieu, au plus haut des Cieux et paix sur terre aux hommes de bonne volonté. Louons Dieu le Père car le Christ, le Sauveur, le Rédempteur est né ! Alléluia ! Alléluia ! »


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Voilà qu’ont commencé les longs mois austères de l’hiver, nous sommes conviés à des fraîches pensées, avec l’Enfant qui va naître et qui va dormir dans la paille. Chaque enfant qui vient au monde est une nouvelle lueur d’espoir et d’avenir. L’enfant est le rêve que chacun porte en soi. Il est la continuité de la vie de l’homme. Il forme la chaîne qui fait son éternité dans ce monde. L’Enfant que la Bible et l’Évangile annoncent au monde est plus qu’un signe ou un symbole. Ici tout tourne vers l’Enfant et pour l’Enfant. Il a pour nom : « Jésus le Christ merveilleux et libérateur, Fils de Dieu, Prince de la Paix. » L’Évangile va proclamer l’enfant de Bethléem comme la Parole créatrice, le Verbe de Dieu. Au moment où rien n’existe encore, le Verbe est pour nous comme le...
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