L’agence de presse Bloomberg s’est vu infliger hier une amende de cinq millions d’euros (soit 5,6 millions de dollars) par le gendarme de la Bourse de Paris, pour avoir diffusé en 2016 sans les vérifier de fausses informations qui avaient fait chuter le cours de Vinci.
L’agence financière, qui exerce une grande influence sur les salles de marché, avait repris le contenu d’un faux communiqué de presse selon lequel le groupe de BTP lançait une révision de ses comptes à la suite d’irrégularités « très graves » et licenciait son directeur financier, rappelle dans un communiqué l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le représentant du collège de l’AMF avait requis le 15 novembre cette amende devant la commission des sanctions du gendarme boursier, et a donc été suivi.
La commission des sanctions a estimé que la diffusion de ces fausses informations, qui avaient fait chuter le cours du titre Vinci de 18,28 %, « n’a été précédée d’aucune vérification de la part des journalistes du Speed Desk » de Bloomberg alors qu’elles faisaient « état d’informations d’une grande gravité, laissant présager une chute brutale et immédiate du cours de Bourse ».
Vinci avait à l’époque rapidement démenti puis déposé plainte « contre X » au parquet national financier pour actes de « diffusion de fausses informations de nature à agir sur les cours », « escroquerie en bande organisée » et « contrefaçon d’œuvre de l’esprit ».

