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Liban - Polémique

Hadi Hobeiche revient à la charge contre la juge Ghada Aoun

Le député Hadi Hobeiche. Photo ANI

Le député du Akkar et membre du courant du Futur Hadi Hobeiche est revenu à la charge hier, au cours d’une conférence de presse-fleuve, contre la juge Ghada Aoun, sur fond de polémique au sujet de l’arrestation d’une haute fonctionnaire accusée de corruption, et dont M. Hobeiche est l’avocat.

Lors de cette conférence de presse, ponctuée par quelques échanges corsés avec des journalistes, M. Hobeiche a appelé à « mettre un terme à l’injustice subie par la directrice générale de la commission de direction du trafic routier, Hoda Salloum ». « Nous sommes sous le parapluie de la loi. Je dis cela afin que mes propos ne soient pas mal compris. Je n’accepte pas de couvrir des faits de corruption et nous devons tous lutter contre cela. Si Hoda Salloum a commis une quelconque infraction, elle devra en répondre, mais monter des dossiers est la corruption par excellence », s’est insurgé l’avocat pour qui l’affaire Hoda Salloum est le résultat d’une politisation de la justice.

« Il y a des efforts depuis deux ans pour licencier Hoda Salloum et nommer à sa place un directeur affilié à une autre formation politique, et nous avions dit que nous n’objections pas un licenciement de Mme Salloum par le gouvernement, a-t-il déclaré. Mais lorsque cette option a échoué au niveau politique, un dossier a été monté de toutes pièces, et l’affaire a commencé lorsqu’un avocat de cette formation politique (le Courant patriotique libre de Gebran Bassil, dont la juge Aoun est estimée proche, selon ses détracteurs) a porté une plainte infondée. »

Il a affirmé que la juge a convoqué il y a quatre jours Hoda Salloum en tant que témoin, après l’autorisation de la ministre de l’Intérieur. Il a ensuite expliqué que Mme Aoun lui a « posé quelques questions banales autour d’un chauffeur qu’elle emploie, et après cela, elle l’a arrêtée ». « Il y avait un grand nombre de policiers au sein du palais de Justice de Baabda, ce qui prouve qu’il y avait bien une intention de l’arrêter », insiste l’avocat.

Revenant sur les enregistrements vidéo qui le montrent faisant irruption dans le bureau de la juge Aoun, Hadi Hobeiche affirme que « seuls trois avocats (dont lui-même) sont entrés dans le bureau de la juge, et elle nous a manqué de respect ». « J’ai demandé à la juge, à 11 reprises, de m’expliquer comment s’est déroulée l’arrestation de Hoda Salloum, mais je n’ai pas eu de réponse, et la juge m’a chassé de son bureau en me traitant d’insolent, a martelé Hadi Hobeiche. C’est pour cela que j’ai utilisé le terme “karkhana” qui veut dire le désordre généralisé (et non “maison close”, selon M. Hobeiche). La juge Aoun doit nous présenter des excuses car nous ne sommes pas des miliciens. Nous défendons les opprimés. » Le député a toutefois reconnu « avoir haussé le ton lors de la discussion », mais que cela ne donnait pas le droit à la juge de « filmer une séance avec un avocat et de la faire fuiter ». « Nous appelons la justice à se saisir de cette infraction flagrante », a-t-il dit.

Hadi Hobeiche a ensuite confirmé que le président du Parlement Nabih Berry l’a appelé au téléphone une heure après l’incident, pour « s’enquérir de ce qui s’est passé chez la juge Aoun. Il m’a demandé de ne plus me disputer avec la juge ». Hadi Hobeiche a indiqué que « Hoda Salloum est privée de sa liberté, et non en état d’arrestation, car la juge Aoun n’a pas de dossier contre elle entre les mains ». « J’appelle à la libération immédiate de Hoda Salloum », a conclu le député.

Le député du Akkar et membre du courant du Futur Hadi Hobeiche est revenu à la charge hier, au cours d’une conférence de presse-fleuve, contre la juge Ghada Aoun, sur fond de polémique au sujet de l’arrestation d’une haute fonctionnaire accusée de corruption, et dont M. Hobeiche est l’avocat.Lors de cette conférence de presse, ponctuée par quelques échanges corsés avec des journalistes, M. Hobeiche a appelé à « mettre un terme à l’injustice subie par la directrice générale de la commission de direction du trafic routier, Hoda Salloum ». « Nous sommes sous le parapluie de la loi. Je dis cela afin que mes propos ne soient pas mal compris. Je n’accepte pas de couvrir des faits de corruption et nous devons tous lutter contre cela. Si Hoda Salloum a commis une quelconque infraction, elle devra en...
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