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Situation tendue entre la maison des Kataëb et l'immeuble du Nahar, dans le centre-ville de Beyrouth

Liban



OLJ
16/12/2019

Vers minuit et demi, la situation restait particulièrement tendue et confuse dans le centre-ville de Beyrouth, et plus spécifiquement entre la maison des Kataëb, à Saïfi, et l'immeuble du Nahar.

Dans cette zone-là, l'armée et les forces de l'ordre sont massivement déployées. Au niveau de la maison des Kataëb, des manifestants, dont de nombreux qui viennent de Tripoli, restent mobilisés.

Des affrontements avec les forces de l'ordre ont lieu à intervalles réguliers.

“Nous venons de Tripoli. Nous sommes venus soutenir les manifestants à Beyrouth, protester devant le Parlement et demander un gouvernement”, dit un jeune homme à la LBCI.  “Les habitants de Tripoli sont aussi libanais, c’est leur droit de venir protester devant le Parlement”, dit un autre.  A Tripoli, les manifestants ont alors appelé à la désobéissance civile lundi, dans la capitale du Nord. Ils ont demandé aux parents de ne pas envoyer leurs enfants à l'école et affirmé que les routes de la ville seront coupées.

Alors qu'un manifestation pacifique a eu lieu, dans la rue Weygand, aux abords du parlement, à partir de 17h dimanche, les choses ont dégénéré vers 20h30, quand des manifestants ont lancé des projectiles en direction des forces de l'ordre, qui ont répondu en chargeant, et en tirant des gaz lacrymogènes. 

Samedi soir, dans cette même zone, les forces de l'ordre avaient brutalement réprimé les manifestants, beaucoup moins nombreux que dimanche.

Dans la soirée, la ministre sortante de l'Intérieur, Raya el-Hassan avait affirmé qu'il était clair "qu’il y a des infiltrés parmi les manifestants". "Ils provoquent les forces de sécurité pour obliger les forces anti-émeute à riposter", a dit, dans la soirée, la ministre à la MTV en appelant "les manifestants pacifiques à quitter les lieux pour qu’aucun d’eux ne soit blessé”. 




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