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Économie - Finance

Garantie des dépôts : Khalil a préparé un projet de loi

Le ministre sortant des Finances, Ali Hassan Khalil. Mohammad Azakir/Reuters

Le ministre sortant des Finances, Ali Hassan Khalil, a annoncé hier lors d’un point presse au ministère avoir déposé au secrétariat général du Conseil des ministres un projet de loi relevant de 5 millions à 75 millions de livres libanaises (3 300 à 50 000 dollars au taux officiel) les plafonds des dépôts bancaires en livres libanaises garantis par l’État au Liban.

Il s’agit, avec la baisse des taux d’intérêt créditeurs déjà entérinée par une circulaire de la Banque du Liban, de l’une des principales pistes qui avaient fait consensus lors de la réunion financière de Baabda organisée il y a environ deux semaines en présence notamment du gouverneur de la BDL, Riad Salamé. Ces mesures ont été abordées alors que la situation économique et financière du pays s’est considérablement dégradée cette année et que des manifestations contre la classe politique se poursuivent depuis le 17 octobre. Depuis la fin de l’été, la Banque du Liban et les banques ont en outre mis en place d’importantes mesures visant à limiter la circulation du dollar sur le marché local et les transferts à l’étranger. Ces restrictions ont littéralement plombé un secteur privé déjà mal en point (voir par ailleurs) et un peu plus miné la confiance vis-à-vis du secteur bancaire du pays, très exposé à l’importante dette souveraine du pays (plus de 86 milliards de dollars, soit environ 150 % du PIB).

Baisse des recettes

Alors qu’ils se sont engagés depuis la conférence de Paris d’avril 2018 (la CEDRE) à réduire le déficit public et restructurer l’économie, les dirigeants semblent une fois de plus dans l’incapacité de respecter leurs engagements. Le ministre des Finances a en effet indiqué que les recettes récoltées par l’État ces trois derniers mois n’avaient atteint que 40 % des 500 milliards de livres (331 millions de dollars) attendus sur cette période. Un manque à gagner qui devrait se refléter sur les objectifs du projet de loi de finances pour 2020 adopté à la hâte dans les jours qui ont suivi le début de la révolte populaire et qui est entre les mains de la commission des Finances et du budget depuis deux semaines. Le texte table sur un ratio déficit/PIB de 0,63 % du PIB, un objectif peu crédible, comparé aux 7,38 % déjà ambitieux inscrits dans sa première version.

Les déclarations de Ali Hassan Khalil ont en tout cas fait réagir le député et chef des Kataëb Samy Gemayel, qui a rappelé avoir « déjà mis en garde contre l’impact négatif des taxes sur l’activité économique » ainsi que les conséquences pouvant découler de l’inexactitude des chiffres lors de l’élaboration du budget. « Vous êtes restés entêtés jusqu’à ce que le pays s’effondre », a-t-il martelé.

Le ministre sortant a enfin assuré mercredi que les fonctionnaires percevront leurs salaires avant le 25 décembre. Des rémunérations qui ne semblent d’ailleurs pas avoir été réduites ces derniers mois, contrairement aux salaires d’une importante partie des employés du privé suite aux difficultés rencontrées par leurs employeurs.


Le ministre sortant des Finances, Ali Hassan Khalil, a annoncé hier lors d’un point presse au ministère avoir déposé au secrétariat général du Conseil des ministres un projet de loi relevant de 5 millions à 75 millions de livres libanaises (3 300 à 50 000 dollars au taux officiel) les plafonds des dépôts bancaires en livres libanaises garantis par l’État au Liban.Il s’agit, avec la baisse des taux d’intérêt créditeurs déjà entérinée par une circulaire de la Banque du Liban, de l’une des principales pistes qui avaient fait consensus lors de la réunion financière de Baabda organisée il y a environ deux semaines en présence notamment du gouverneur de la BDL, Riad Salamé. Ces mesures ont été abordées alors que la situation économique et financière du pays s’est considérablement dégradée...
commentaires (2)

ET QU,EN EST-IL DES DEPOTS EN DOLLARS ? C,EST LE PAUVRE PEUPLE QUI VA PAYER LA FACTURE DE LA CORRUPTION ET DE L,INCOMPETENCE DES ABRUTIS QUI NOUS GOUVERNENT ENCORE.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

09 h 33, le 12 décembre 2019

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Commentaires (2)

  • ET QU,EN EST-IL DES DEPOTS EN DOLLARS ? C,EST LE PAUVRE PEUPLE QUI VA PAYER LA FACTURE DE LA CORRUPTION ET DE L,INCOMPETENCE DES ABRUTIS QUI NOUS GOUVERNENT ENCORE.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 33, le 12 décembre 2019

  • On sait que les lois ne sont pas appliquées et à plus forte raison les projets de loi... Un conseil à tout nos valeureux politiciens : prenez la porte et laissez des technocrates professionnels faire le travail.

    Wlek Sanferlou

    03 h 11, le 12 décembre 2019

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