Les mères de familles des deux quartiers beyrouthins de Khandak el-Ghamik et de Tabaris lancent un appel au rassemblement de l’amitié, aujourd’hui à 15 heures, devant Bourj el-Ghazal. Ce rassemblement entend insister sur les relations de bon voisinage et rejeter les tentatives de divisions et d’intimidations. Il intervient une semaine après une attaque lancée dans la nuit du 24 novembre par des partisans d’Amal et du Hezbollah, dont beaucoup seraient du quartier de Khandak el-Ghamik, contre les manifestants pacifiques qui avaient fermé la voie express du ring reliant les quartiers d’Achrafieh et de Hamra. Cette nuit-là, des centaines d’agresseurs venus à moto avaient aussi détruit les installations des manifestants dans le centre-ville de Beyrouth et incendié des voitures garées rue Monnot. À l’image du rassemblement des femmes de Aïn el-Remmané et de Chiyah mardi, les mères des deux quartiers voisins de Khandak el-Ghamik et de Tabaris veulent adresser un message de paix, insistant sur leur refus de la violence qui a séparé les Libanais et endeuillé les familles durant la guerre civile.
Dimanche, le mouvement de révolte populaire a lancé plusieurs appels à manifester. Sous le signe du « dimanche de la clarté », des marches s’ébranleront à partir de 14 heures depuis le Musée national, la place Sassine et la Banque centrale vers Sodeco, d’où elles se dirigeront dès 15 heures vers les places des Martyrs et Riad el-Solh, au cœur de Beyrouth. Ces marches visent à dénoncer la dégradation de la situation économique et l’immobilisme de la classe au pouvoir qui n’a toujours pas formé le gouvernement. Sous le signe de la paix civile et de la solidarité, d’autres appels invitent la population à se tenir main dans la main, place des Martyrs, à partir de 17 heures.


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