Rechercher
Rechercher

Économie - Crise

Nicolas Chammas compare la situation au Liban à la Grande Dépression américaine

Le président de l’Association des commerçants de Beyrouth, Nicolas Chammas, lors de la conférence de presse d’hier. Photo Hussam Shbaro

Le président de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB), Nicolas Chammas, a appelé hier la classe politique à prendre ses responsabilités, lors d’une conférence de presse organisée à la Chambre de commerce de Beyrouth, alors que le pays, dans le rouge économiquement et financièrement depuis des mois, vit depuis 41 jours au rythme des manifestations populaires contre le pouvoir.

Un nouvel appel qui s’ajoute à ceux déjà lancés par l’ACB ces derniers mois et à l’occasion duquel le président de l’organisation a été jusqu’à comparer la situation libanaise à la Grande Dépression vécue par les États-Unis dans les années 1930. Cette période est décrite par les historiens comme une crise économique et sociale d’une rare intensité dont l’un des marqueurs les plus connus est le « Jeudi noir », date du krach boursier survenu le 24 octobre 1929 et dont les répercussions se poursuivront pendant des années.

Grève de jeudi à samedi

« Les similitudes sont frappantes, malgré la différence de profil et d’époque entre les deux pays », a confirmé Nicolas Chammas à L’Orient-Le Jour. Il cite comme points commun la crise de liquidités, qui a été une des caractéristiques majeures du début de la crise américaine ;

le fort endettement (il avait atteint des sommets aux États-Unis avant le krach de 1929, NDLR) ; et enfin le volet économique pour lequel il fait le parallèle entre les taxes douanières imposées en 2019 au Liban sur certains produits pour financer le budget et protéger certaines filières locales, et la loi Hawley-Smoot promulguée en 1930 et qui a été considérée par certains experts d’économistes comme un facteur aggravant. Il reste que sur ce dernier point, l’avis de l’ACB diverge radicalement de celui de l’Association des industriels du Liban qui militent de leur côté pour la mise en place de mesures protectionnistes visant à privilégier les producteurs locaux.

« La baisse de la croissance (elle devrait être négative en 2019, selon plusieurs estimations, NDLR), la hausse du chômage (pour lequel il n’existe pas de statistiques officielles mises à jour), ainsi que les (mesures de contrôle de capitaux mises en place par les banques) pourraient conduire à une perturbation de la sécurité économique et sociale », a encore averti Nicolas Chammas, craignant que le pays se retrouve obligé de composer pendant une longue période avec les restrictions imposées par le secteur bancaire sur la circulation de dollars sur le marché local (voir par ailleurs).

L’ACB a également annoncé que ses membres répondront à l’appel lancé lundi par les Organismes économiques – l’organisation patronale dirigée par le ministre sortant de l’Économie, Mohammad Choucair, et dont Nicolas Chammas est le secrétaire général – à se mettre en grève pendant trois jours à partir de demain. Une mobilisation qui vise à « faire pression » sur les dirigeants politiques pour les pousser à accélérer la formation d’un gouvernement qui soit capable de gagner « la confiance de la société civile (…), du secteur commercial (…) et des institutions internationales », jugeant que le pays avait besoin de plusieurs milliards de dollars d’aide pour pouvoir se redresser. Pour l’heure, le secteur bancaire, qui a fermé ses portes pendant environ 20 jours ouvrables depuis le début des manifestations le 17 octobre, n’a toujours pas indiqué s’il comptait faire grève. Il reste que les dernières négociations entre responsables politiques pourraient changer la donne d’ici là (voir page 2).


Le président de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB), Nicolas Chammas, a appelé hier la classe politique à prendre ses responsabilités, lors d’une conférence de presse organisée à la Chambre de commerce de Beyrouth, alors que le pays, dans le rouge économiquement et financièrement depuis des mois, vit depuis 41 jours au rythme des manifestations populaires contre le pouvoir.Un nouvel appel qui s’ajoute à ceux déjà lancés par l’ACB ces derniers mois et à l’occasion duquel le président de l’organisation a été jusqu’à comparer la situation libanaise à la Grande Dépression vécue par les États-Unis dans les années 1930. Cette période est décrite par les historiens comme une crise économique et sociale d’une rare intensité dont l’un des marqueurs les plus connus est le « Jeudi...
commentaires (2)

ARCHI FAUSSE COMPARAISON. L,UNE AVAIT POUR RAISON L,ECONOMIE ELLE-MEME ET LA SECONDE LA CORRUPTION ET LES VOLS.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 18, le 27 novembre 2019

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • ARCHI FAUSSE COMPARAISON. L,UNE AVAIT POUR RAISON L,ECONOMIE ELLE-MEME ET LA SECONDE LA CORRUPTION ET LES VOLS.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 18, le 27 novembre 2019

  • est-ce le meme qui s'est presenté aux elections parlementaires associe a gebran bassil ou pas? en tout cas il lui ressemble beaucoup

    Karim Ghantous

    08 h 35, le 27 novembre 2019

Retour en haut