L'ex-ambassadeur américain au Liban David Hale. Photo d'archives AFP
La décision prise par l'administration Trump de geler une aide militaire de 105 millions de dollars destinée au Liban a été prise en juillet ou avant, selon une déposition du sous-secrétaire d'État américain pour les Affaires politiques et ancien ambassadeur des États-Unis au Liban, David Hale. L'ancien diplomate s'exprimait pendant les auditions dans l'enquête sur une destitution du président américain.
Selon la transcription de son audition,qui s'est déroulée le 6 novembre dernier, M. Hale a affirmé avoir été mis au courant de la suspension de cette aide le 23 juillet dernier dans un e-mail envoyé par le le secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires du Proche-Orient, David Schenker, qui lui a relaté une conversation avec un officiel du secrétariat d’État à la Défense.
Une dépêche de l'agence Reuters publiée le 31 octobre dernier, soit deux jours après la démission du Premier ministre Saad Hariri sous la pression de la rue, cite deux officiels américains déclarant que l'administration Trump a suspendu une aide militaire de 105 millions de dollars. Quelques jours plus tard, un responsable du département d’État indiquait à la chaine al-Hurra que les États-Unis n’ont retardé aucune dépense et aucun achat d’équipement militaire américain pour l’armée libanaise.


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