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Nos lecteurs ont la parole - Liliane Daccache Saadé

Les femmes de mon pays...

Grandioses, elles sont tout simplement grandioses, les femmes de mon pays...

La « révolution » du 17 octobre aura mis en exergue plusieurs faits marquants :

- Les contestataires d’une seule voix, faisant fi des différences confessionnelles et communautaires, ont réclamé le départ de leurs dirigeants : « Kellon yaani kellon ».

- On aura vu pour la toute première fois les différentes communautés dénoncer les malversations de leurs propres leaders et leur retirer par là même leur impunité.

-Au-delà de ces différentes manifestations, on a vu émerger, comme une évidence, une nouvelle femme libanaise, ou était-ce la même qui attendait son heure ?

Protectrice, déterminée, discrète mais si présente, bienveillante et souvent maternelle. Des passionarias joyeuses, fantaisistes et bon enfant (certaines ayant remisé leur ego au placard), intenses et courageuses dans leurs revendications et leurs actions, tantôt tenant leurs enfants par la main, tantôt s’interposant en rempart entre les forces de l’orde et les manifestants. Des faiseuses de paix !

Des femmes fortes et libres, libres car courageuses et libérées de leurs peurs... peurs que tous ces politicards manipulateurs agitaient comme des épouvantails.

Je vous en supplie, Mesdames, et vous aussi, Messieurs, sans qui rien de tout ça n’aurait été fait, continuez, tenez bon. Nous sommes si fiers d’être libanais. Il s’agit maintenant de poursuivre cette révolution ; encore faut-il que cette prise de conscience reste constante et qu’elle s’accompagne d’éthique et du devoir de mémoire (afin de ne pas renouer avec les démons du passé).

Une Libanaise.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Grandioses, elles sont tout simplement grandioses, les femmes de mon pays...La « révolution » du 17 octobre aura mis en exergue plusieurs faits marquants :- Les contestataires d’une seule voix, faisant fi des différences confessionnelles et communautaires, ont réclamé le départ de leurs dirigeants : « Kellon yaani kellon ».- On aura vu pour la toute première fois les différentes communautés dénoncer les malversations de leurs propres leaders et leur retirer par là même leur impunité.-Au-delà de ces différentes manifestations, on a vu émerger, comme une évidence, une nouvelle femme libanaise, ou était-ce la même qui attendait son heure ? Protectrice, déterminée, discrète mais si présente, bienveillante et souvent maternelle. Des passionarias joyeuses, fantaisistes et bon enfant...
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