Le patriarche maronite Béchara Raï a pris à partie lundi les responsables politiques qui « prennnent en otage l’État » en donnant la priorité à « l’intérêt d’une seule personne ou d’une partie spécifique », tout en réaffirmant son soutien à la révolte contre la classe dirigeante, entrée dans sa 26e journée. « La révolte du peuple libanais est historique et n’est liée à aucune confession », a estimé le cardinal Raï lors de la cérémonie d’ouverture de la session annuelle ordinaire de l’Assemblée des patriarches et évêques catholiques au Liban (11-15 novembre). Les manifestants ont, selon lui, « démontré que l’appartenance à la citoyenneté libanaise dépasse toute autre appartenance », notamment religieuse.
« Le peuple et la jeunesse ont fait entendre leur voix unie de manière civilisée pour dire qu’ils ont perdu confiance dans les responsables politiques et qu’ils veulent des gens réputés pour leurs compétences » dans le prochain gouvernement, a déclaré le patriarche maronite. « Ils ont réclamé un gouvernement neutre, indépendant des formations politiques, qui mènera des réformes et luttera contre la corruption », a-t-il précisé. Le dignitaire religieux a regretté que « malheureusement pour certains, la voix de la jeunesse et du peuple et l’effondrement de l’État ne signifient rien et ils préfèrent faire obstacle au développement » du pays. « Nous leur disons qu’ils n’ont pas le droit de prendre en otage l’avenir de l’État pour l’intérêt d’une seule personne ou d’une partie politique », a conclu Mgr Raï, dans une allusion à peine voilée au chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil et au Hezbollah.


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LES GRANDS CRIMINELS SONT CEUX QUI TERGIVERSENT ET RISQUENT L,AVENIR DU PAYS ET DE SON PEUPLE POUR LEURS INTERETS OU PLUTOT POUR LES ORDRES DE LEURS SEIDES ETRANGERS.
08 h 51, le 12 novembre 2019