Le président Aoun s’entretenant avec Ralph Tarraf. Photo Dalati et Nohra
Recevant le représentant de l’Union européenne au Liban, Ralph Tarraf, le président Michel Aoun s’est dit étonné du communiqué publié le 9 octobre par les commissions des Affaires étrangères et du Budget au Parlement européen et dans lequel elles soulignaient « la nécessité d’assurer aux réfugiés syriens une intégration et des emplois sur le long terme de façon cohérente dans les sociétés d’accueil ». M. Aoun a expliqué à son interlocuteur que cet appel est en contradiction avec la position répétée du Liban qui appelle au retour des réfugiés syriens dans leur pays, d’autant que désormais 90 % du territoire syrien est devenu sûr, les combats se limitant à une zone géographique précise. Le président a aussi affirmé à son interlocuteur que le processus de retour des déplacés syriens du Liban vers la Syrie se poursuit par vagues successives. Jusqu’à présent, 390 000 déplacés syriens sont ainsi retournés chez eux, selon lui, et aucune plainte n’a été formulée au sujet de pressions qui auraient été exercées sur eux en Syrie.
Sur un autre plan, M. Aoun a affirmé que le Parlement libanais entamera bientôt l’examen des projets de loi sur les réformes qui lui ont été déférés. Ces projets de loi portent essentiellement sur la lutte contre la corruption, la levée de l’immunité sur les responsables de la dilapidation des fonds publics et des fuites fiscales qui ont eu lieu au cours des 20 dernières années, en vue de leur demander des comptes. Il a aussi ajouté que le prochain gouvernement aura pour mission d’appliquer le document de réformes économiques qui avait été adopté par le gouvernement avant sa démission.
De son côté, M. Tarraf a exprimé au chef de l’État l’intérêt que porte l’Union européenne au Liban et son souhait que ce pays puisse surmonter la crise qu’il traverse actuellement. Plus tard, sur son compte Twitter, M. Tarraf a précisé que l’UE souhaite que « les conditions nécessaires à un retour des réfugiés syriens chez eux soient assurées » et qu’elle n’a « à aucun moment soutenu une implantation de ceux qui se trouvent au Liban ou leur intégration dans la société d’accueil ». « Leur présence au Liban est provisoire », a-t-il dit.
À Baabda, le représentant de l’UE était accompagné de la vice-présidente de la Mission européenne à Beyrouth, Julia Kock De Biolley, et du directeur de la section de la gouvernance et droits de l’homme au sein de l’UE, Rein Nieland. Du côté libanais, le président était entouré notamment du ministre d’État chargé des Affaires de la présidence, Salim Jreissati, et du directeur général de la présidence Antoine Choucair.


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IL NE FAUT PAS S,ETONNER. L,ABRUTISSEMENT FRAPPE DEPUIS BELLE LURETTE LES EUROPEENS.
09 h 33, le 09 novembre 2019