Bien qu’elle doive en priorité s’attaquer à l’examen du projet de budget durant la session ordinaire d’octobre, la Chambre a décidé de faire passer avant toute autre chose des textes de loi dont l’approbation répond aux vœux des centaines de milliers de manifestants, qui contestent depuis deux semaines l’opportunité des politiques officielles aux plans social et économique en particulier.
Le président du Parlement, Nabih Berry, a confirmé hier, après une réunion du bureau de l’Assemblée, la tenue de la réunion parlementaire consacrée à l’élection des membres et des présidents des commissions parlementaires, le 12 novembre, soit mardi prochain, en précisant qu’il compte convoquer tout de suite après une réunion pour l’approbation d’une série de projets et de propositions de loi dont l’examen a été achevé en commission.
M. Berry a souligné que son initiative ne contredit pas le texte de la Constitution, dont l’article 32 précise que la session parlementaire ordinaire d’automne, qui s’ouvre le premier mardi qui suit le 15 octobre, est consacrée avant tous les autres travaux à la discussion et au vote du budget. Pour la justifier, il a avancé le principe de « la continuité du travail des institutions », en faisant valoir ses prérogatives « telles que définies dans le règlement intérieur de la Chambre » ainsi que les revendications « légitimes » des manifestants. Aussi, a-t-il précisé qu’il compte inscrire à l’ordre du jour de la réunion de mardi quatre textes de loi qui n’ont pas été encore examinés en commissions. Il s’agit de deux propositions de lois portant l’une sur la création de tribunaux statuant en matière de crimes financiers et l’autre sur une amnistie, ainsi que deux autres textes concernant la lutte contre la corruption et l’assurance- vieillesse.
M. Berry a en outre annoncé avoir transféré aux commissions parlementaires des textes de loi relatifs à la levée du secret bancaire, au blanchiment d’argent et à la récupération des fonds détournés.
En réponse à une question, le président de la Chambre a affirmé soutenir les revendications des manifestants « mais pas le blocage des routes et les insultes proférées à l’adresse des responsables politiques ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine