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Liban

Raya el-Hassan à CNN : Un gouvernement de technocrates serait « un pas dans la bonne direction »

La ministre sortante de l’Intérieur, Raya el-Hassan, en juin 2019. Photo d’archives ANI

La ministre sortante de l’Intérieur, Raya el-Hassan, a estimé dans un entretien jeudi à la chaîne CNN que la formation d’un gouvernement de technocrates serait « un pas dans la bonne direction » pour résoudre la crise de confiance entre les Libanais et leurs dirigeants. Face aux revendications des manifestants, mobilisés depuis le 17 octobre contre la classe politique, « nous ne pouvons pas continuer à travailler comme nous le faisions », a déclaré la ministre sortante. « Former un gouvernement de technocrates est un pas dans la bonne direction, a-t-elle souligné. Les manifestants ont mis la barre très haut pour les responsables et nous ne pouvons pas nous défiler. » Elle a dans ce contexte indiqué que la démission du Premier ministre Saad Hariri est « une victoire partielle » pour le mouvement de contestation. Raya el-Hassan a, en outre, condamné les attaques perpétrées mardi contre les manifestants. Selon elle, il est « évident » que les assaillants provenaient « de quartiers traditionnellement contrôlés par le Hezbollah et le mouvement Amal » du président de la Chambre, Nabih Berry. Ce jour-là, des dizaines de jeunes s’en étaient pris aux manifestants pacifiques qui bloquaient le pont du « ring » de Beyrouth. Empêchés d’avancer par les forces de l’ordre, ils s’étaient ensuite rendus sur les places Riad el-Solh et Martyrs, centres de la contestation dans la capitale, où ils avaient saccagé toutes les tentes et infrastructures installées par les organisations de la société civile et contestataires.

La ministre sortante a par ailleurs salué la diversité des manifestants, qui comptent parmi eux « des jeunes, des étudiants, des personnes de la classe moyenne ou des femmes au foyer ». « Qu’ils aient été dirigés ou pas » par des formations politiques ou parties étrangères, les manifestants restent « des personnes qui demandent, légitimement, un changement », a-t-elle estimé, ajoutant n’avoir aucune information prouvant que le mouvement de révolte « n’est pas spontané ». Mme Hassan répondait par là au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait accusé le mouvement d’être mené par certaines parties politiques et financé par les ambassades de pays étrangers. Par ailleurs, Mme Hassan a évoqué les sanctions américaines contre le Hezbollah, estimant que si elles ont « freiné l’activité du Hezbollah, elles ont également eu un impact négatif sur le pays ». Rappelant que le parti chiite a été démocratiquement élu au Parlement, elle a affirmé que sa base « fait partie du tissu social » du Liban. Politiquement, le Hezbollah « est là pour rester », a-t-elle poursuivi.


La ministre sortante de l’Intérieur, Raya el-Hassan, a estimé dans un entretien jeudi à la chaîne CNN que la formation d’un gouvernement de technocrates serait « un pas dans la bonne direction » pour résoudre la crise de confiance entre les Libanais et leurs dirigeants. Face aux revendications des manifestants, mobilisés depuis le 17 octobre contre la classe politique, « nous ne pouvons pas continuer à travailler comme nous le faisions », a déclaré la ministre sortante. « Former un gouvernement de technocrates est un pas dans la bonne direction, a-t-elle souligné. Les manifestants ont mis la barre très haut pour les responsables et nous ne pouvons pas nous défiler. » Elle a dans ce contexte indiqué que la démission du Premier ministre Saad Hariri est « une victoire...
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