Éclairage

Diesel, essence ou électrique ? L’achat automobile vire au casse-tête

« Avant, c’était simple, on avait essence ou diesel. Maintenant, on a aussi de l’hybride, de l’hybride rechargeable, de l’électrique. Le client sait ce qu’il veut comme gabarit de voiture, mais il est en difficulté pour choisir la motorisation », explique un expert. Robyn Beck/AFP

Le diesel ? Décrié pour ses rejets polluants. L’essence ? Taxée pour ses émissions de CO2. L’électrique ?

Trop cher. De nombreux automobilistes ne savent plus quelle voiture acheter, au point de retarder leur décision, voire de renoncer, une tendance qui inquiète la filière.

Dans une concession Hyundai en France, un retraité scrute plusieurs modèles, à la recherche d’un remplaçant à son SUV (4x4 urbain) diesel. « J’hésite entre des véhicules style électrique ou hybride, ou bien de l’essence. Je cherche ma voie, explique Noël Freal. J’ai eu beaucoup de diesel dans ma vie, pour moi c’était la motorisation idéale. Mais il faut veiller à protéger notre planète. » Le scandale des moteurs diesel truqués a mis en lumière les rejets polluants, particules fines et oxydes d’azote, et jeté le discrédit sur cette technologie. « Avant, c’était simple, on avait essence ou diesel. Maintenant, on a aussi de l’hybride (essence/électrique), de l’électrique, de l’hybride rechargeable », explique Quentin Barbier, chef des ventes dans cette concession Hyundai. « Le client sait ce qu’il veut comme gabarit de voiture, mais il est en difficulté pour choisir la motorisation. Il pose beaucoup plus de questions », précise-t-il.

En outre, les complexités technologique et réglementaire se cumulent pour plonger les acheteurs dans le doute. « Il y a un phénomène d’attente. Les gens se disent : “Je ne sais pas quoi acheter, donc je ne change pas mon véhicule et j’attends”. C’est probablement l’une des explications aujourd’hui à la baisse du marché », constatait cet été Jacques Aschenbroich, patron de l’équipementier Valeo. « Quand on entre dans le détail des chiffres, on se rend compte que ce sont les ventes aux entreprises qui tirent le marché, alors que les ventes aux particuliers sont en léger recul », souligne Flavien Neuvy, directeur de l’observatoire Cetelem. « Les automobilistes sont un peu perdus et préfèrent attendre d’y voir plus clair avant de changer leur voiture, constate aussi cet expert. Une des conséquences, c’est qu’ils se tournent davantage vers le marché de l’occasion. Du coup, le parc vieillit et ce n’est pas une bonne nouvelle, car les véhicules âgés sont aussi les plus polluants. »

Source : AFP


Le diesel ? Décrié pour ses rejets polluants. L’essence ? Taxée pour ses émissions de CO2. L’électrique ?

Trop cher. De nombreux automobilistes ne savent plus quelle voiture acheter, au point de retarder leur décision, voire de renoncer, une tendance qui inquiète la filière.

Dans une concession Hyundai en France, un retraité scrute plusieurs modèles, à la recherche...

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