Par la voix de son ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, la France a appelé au maintien de la stabilité des institutions nationales. Répondant à une question sur la situation au Liban, M. Le Drian, après avoir brossé brièvement un tableau de la situation dans le pays, a estimé que la démission de Saad Hariri « rend la crise plus grave ».
« Dans cette situation, la France a deux convictions : la première, c’est de tout faire et d’appeler les responsables libanais à tout faire pour garantir la stabilité des institutions et l’unité du Liban, ce qui est indispensable », a-t-il dit, avant d’estimer que « la condition de la stabilité, c’est la volonté d’écouter la voix et la revendication de la population ». « Est-ce que les autorités politiques, les responsables politiques libanais sont décidés à “faire Liban” ensemble, est-ce qu’ils feront passer l’intérêt collectif du pays devant leurs propres intérêts particuliers, telle est la question qui est posée par la décision du Premier ministre Hariri de se retirer », a poursuivi M. Le Drian, avant de juger que « ce dont a besoin le Liban, c’est d’un engagement de l’ensemble des responsables politiques à s’interroger sur eux-mêmes et à faire en sorte qu’il y ait une réponse forte aux réformes, une réponse forte à la population, et la France est déterminée à les aider dans ce sens ».
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a de son côté indiqué que son pays espérait que la démission du Premier ministre libanais « ne porterait pas atteinte à la stabilité du Liban ». « Les développements au Liban sont cruciaux pour nous et pour la région dans son ensemble. Nous espérons que le mouvement de contestation restera pacifique à l’avenir », a déclaré M. Maas à l’issue d’une réunion avec son homologue égyptien au Caire.
L’ONU a pour sa part appelé « toutes les parties à éviter la violence », selon le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq. « Le secrétaire général a pris note de la démission du Premier ministre Saad Hariri. Il appelle toutes les parties à maintenir la paix et à éviter la violence, ainsi que les forces de sécurité à faire preuve de retenue et à protéger les civils, y compris les manifestants pacifiques. Nous espérons qu’une solution politique serait trouvée pour préserver la stabilité et la paix dans le pays », a déclaré Farhan Haq.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine