À son retour à la Maison du Centre, après avoir remis au président Michel Aoun la lettre officielle de démission, Saad Hariri a eu un seul commentaire : « Je suis soulagé d’avoir donné quelque chose aux Libanais. » Dans le bref discours à la nation qu’il avait tenu auparavant pour faire part de sa décision, M. Hariri avait déclaré : « Les Libanais attendent depuis 13 jours un règlement politique mettant un terme à l’effondrement. J’ai essayé durant cette période de trouver une sortie de crise qui puisse répondre aux revendications du peuple et préserver dans le même temps le pays des dangers sécuritaires et économiques. Mais je suis arrivé aujourd’hui à une impasse, et il est devenu nécessaire de susciter un gros choc pour sortir de la crise. Je monte aujourd’hui (hier) au palais de Baabda pour remettre la démission de mon gouvernement au président de la République Michel Aoun, comme le réclame la rue. Les fonctions ne sont pas permanentes, l’important, c’est la dignité et la sécurité du pays. Personne n’est plus grand que le pays. »
Et de conclure : « J’appelle toutes les parties à faire primer l’intérêt et la sécurité du Liban et à empêcher un effondrement économique. À mes partenaires politiques, je dis que notre responsabilité aujourd’hui est de voir comment protéger le Liban et empêcher que le feu (des crises dans la région) ne l’atteigne. Il existe aujourd’hui une opportunité sérieuse qu’il ne faut pas perdre. »


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