La justice a libéré mardi plusieurs personnes qui avaient été arrêtées en fin de semaine dernière après l'incendie, le 18 octobre, du complexe balnéaire "Resthouse" de Tyr, lors du deuxième jour de manifestations contre la classe dirigeante au Liban. La libération a été ordonnée par le procureur général du Sud Rahif Ramadan. D'autres, dont l'implication dans l'incendie et les actes de vandalisme contre le complexe balnéaire a été prouvée par plusieurs photos et vidéos, ont été gardés en détention.
Le vendredi 18 octobre, au deuxième jour des manifestations de grande ampleur inédites au Liban, le "Resthouse", qui appartient à Randa Berry, l'épouse du président de la Chambre Nabih Berry, avait été incendié par des jeunes en colère.
Dans le sud du Liban, dans les régions de Saïda, Tyr et Nabatiyé, les premiers jours de la révolte populaire avaient été caractérisés par une contestation forte des habitants contre le mouvement Amal du chef du Législatif et le Hezbollah. Les manifestants avaient notamment vandalisé les bureaux de plusieurs responsables de ces partis. Ces derniers jours, la contestation a faibli dans ces régions, en raison notamment d'attaques de miliciens de ces partis contre les manifestants, et depuis le discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a appelé ses partisans à ne plus participer aux manifestations. Depuis lundi, les employés et fonctionnaires du Sérail (siège du mohafazat) de Nabatiyé ont été presque forcés de reprendre le travail, un communiqué attribué au mouvement Amal les mettant en garde contre toute absence. De même, les commerces ont ouvert leurs portes, alors même que plus d’un millier de personnes continuent à manifester sur la place du Sérail.


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