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Nos lecteurs ont la parole - Par Layal Dagher

Je vous accuse, tous !

Encore des mots… toujours des mots… les mêmes mots ! Rien que des mots ! Des mots faciles, des mots fragiles… c’était trop beau… bien trop beau ! Mais c’est fini le temps des rêves !

Votre silence était tonitruant. Votre discours est déconcertant. Il ne nous procure ni réponses ni solutions. Il viole notre bon sens. En toute impunité. Tentative de récupération ratée, Monsieur le Président.

Si, Votre Excellence, le changement se fait dans la rue ! Vous voyez la réalité sans percevoir notre calamité. Vous nous entendez sans nous écouter. Paroles, paroles, paroles… Paroles et encore des paroles que (vous semez) au vent !

Hier, nous étions les héritiers d’un passé nauséabond. Aujourd’hui, nous sommes au cœur de l’action. Hier, le Liban que vous gouverniez cheminait vers l’agonie. Aujourd’hui, notre Liban regorge de vie.

L’utopie se réalise. Nous ne sommes plus des spectateurs passifs. Nous ne sommes plus vos complices.

Oui, nos WhatsApp sont saturés de blagues, alors que notre avenir divague. Notre révolte est humoristique, mais elle n’est pas classique. Nous n’avons plus peur. Notre flamme révolutionnaire, personne ne pourra l’éteindre.

Aujourd’hui, notre Liban n’est plus divisé. Aujourd’hui, je participe à son émancipation, tu participes à sa réparation, nous participons à sa mobilisation et ils dégagent, tous !

Oui, aujourd’hui, je les accuse, tous !

Layal DAGHER

Mastérante en langue et littérature françaises à l’Université libanaise

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Encore des mots… toujours des mots… les mêmes mots ! Rien que des mots ! Des mots faciles, des mots fragiles… c’était trop beau… bien trop beau ! Mais c’est fini le temps des rêves ! Votre silence était tonitruant. Votre discours est déconcertant. Il ne nous procure ni réponses ni solutions. Il viole notre bon sens. En toute impunité. Tentative de récupération ratée, Monsieur le Président. Si, Votre Excellence, le changement se fait dans la rue ! Vous voyez la réalité sans percevoir notre calamité. Vous nous entendez sans nous écouter. Paroles, paroles, paroles… Paroles et encore des paroles que (vous semez) au vent ! Hier, nous étions les héritiers d’un passé nauséabond. Aujourd’hui, nous sommes au cœur de l’action. Hier, le Liban que vous gouverniez cheminait vers l’agonie. Aujourd’hui, notre...
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