Les banques sont fermées aujourd’hui pour la huitième journée consécutive. Photo P.H.B.
L’Association des banques du Liban (ABL) a annoncé hier dans un nouveau communiqué que tous les établissements bancaires du pays resteront fermés vendredi, ce qui laisse supposer qu’elles ne devraient pas ouvrir leurs portes avant lundi, sauf surprise. Une décision peu surprenante alors que les manifestations contre la classe dirigeante, accusée de corruption, se sont poursuivies hier pour la huitième journée consécutive.
« Les portes des banques resteront fermées vendredi 25 octobre 2019, étant donné la situation sécuritaire troublée et la fermeture de la majorité des routes (du pays), et afin d’assurer la sécurité des employés du secteur et la protection de ses bâtiments », souligne l’ABL dans un communiqué. « Dès qu’une solution politique sera trouvée à la crise actuelle et que la situation sera stabilisée, les banques seront prêtes à reprendre leur travail. »
L’ABL a néanmoins indiqué que les établissements du pays assureront une palette limitée de services bancaires, qui se limitera principalement au traitement des virements de salaires alors que la fin du mois approche. Salaire que les clients pourront retirer « via les distributeurs automatiques », et non au guichet, a précisé l’association.
Les banques sont fermées depuis vendredi dernier. Lors des premiers jours des manifestations, des manifestants s’en étaient pris à plusieurs bâtiments se trouvant dans les alentours de la place Riad el-Solh, dans le centre-ville de Beyrouth, brisant notamment les vitrines d’établissements bancaires. Plusieurs sources bancaires ont néanmoins assuré à L’Orient-Le Jour que la majorité des DAB étaient toujours approvisionnés en espèces, sauf dans certaines zones réputées à risques ou qui ont été plus fermement bloquées par les manifestants.Il reste que la perspective de voir les banques fermer leurs portes au-delà du week-end inquiète aussi bien les particuliers que certains professionnels, comme les importateurs qui ne peuvent pas effectuer de règlement à l’étranger à partir des établissements du pays ou encore certaines institutions financières non bancaires, comme les sociétés de transfert d’argent, entre autres.

