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« Le délai de 72 heures de Hariri vise à nous démobiliser, mais ça ne marchera pas »



18/10/2019

Les discours du Premier ministre Saad Hariri et du ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil n’ont en rien entamé l’enthousiasme des manifestants à Zouk Mikhaël sur l’autoroute principale. Bien au contraire. « Le Premier ministre a donné un délai de 72 heures, il espère peut-être que vous vous démobiliserez d’ici là, mais ça ne marchera pas ! » C’est en ces mots que le Père Farid Saab, chargé de la communication sociale à Bkerké (patriarcat maronite) a annoncé la nouvelle aux manifestants, qui l’ont accueillie avec des huées. « Ce délai de 72 heures, il est certain qu’il s’adresse au peuple plutôt qu’au gouvernement, déclare le Père Saab à L’OLJ. Mais cette fois, le peuple ne se démobilisera pas, ces manifestants sont des héros. »

Le Premier ministre a annoncé dans une allocution aux Libanais qu'il se donnait et donnait à ses partenaires au sein du gouvernement un délai de trois jours avant de prendre une décision au sujet d'une éventuelle démission.

Plusieurs manifestants interrogés par L'Orient-Le Jour ne disaient pas autre chose : pas d’arrêt des manifestations avant la démission du gouvernement, voire du Parlement comme le dit l’un d’eux. « Il est honteux qu’un Premier ministre reconnaisse qu’on lui met des bâtons dans les roues, s’il ne peut pas exercer sa mission, qu’il s’en aille », affirme l’un d’eux.

D’autres critiquent le discours du ministre des Affaires étrangères. « En tant que quoi s’est-il exprimé aujourd’hui au Palais de Baabda ? se demande un manifestant. Si c’est en tant que ministre, il devait attendre que son Premier ministre s’exprime. Et si c’est au nom du président de la République, celui-ci est-il le père de tout le peuple ou de son bloc seulement ? »

Qu’espèrent les manifestants de ce mouvement cette fois-ci ? « Si c’est comme d’habitude, les Libanais se fatigueront et rentreront chez eux, estime André. Mais ça a l’air différent cette fois-ci. »

Contrairement à ce qui se passe ailleurs, l’ambiance reste bon enfant et calme à Zouk. Les forces de l’ordre, notamment les soldats de l’armée, sont en petit nombre, et ne s'approchent pas du rassemblement où les manifestants entonnent des chants patriotiques, sur une autoroute désertée par les voitures.


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