Photo d’illustration. P.H.B.
Plus les jours passent, plus la situation du pays empire. Des incidents de Qabr Chmoun à l’affaire des drones dans la banlieue sud et l’échange de tirs qui a suivi entre le Hezbollah et Israël, ces dernières semaines ont été une succession de coups de massue. Aujourd’hui, ce sont la fluctuation du cours de la livre libanaise et la grogne sociale qui sont venues alourdir encore plus le climat. Et aucune éclaircie politique, sociale et économique ne pointe à l’horizon. Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant que le marché immobilier se retrouve dans le dur. Il n’y a rien de nouveau à cela. Voilà bientôt cinq ans que le secteur dégringole progressivement. Aujourd’hui, le secteur est paralysé par la baisse du pouvoir d’achat des familles. Le constat est implacable : il est de plus en plus difficile d’acheter un appartement à Beyrouth. L’arrêt des prêts subventionnés et surtout la hausse des taux de crédit ont mis le marché dans une impasse. En clair, plus les taux immobiliers sont élevés, plus cela pénalise les possibilités d’acheter. Pourtant la demande est là et de nombreuses familles aimeraient acquérir un logement. Mais actuellement, elles ne peuvent pas le faire ou préfèrent attendre. Certains propriétaires et promoteurs proposent des formules pour encourager les acheteurs, en offrant un échelonnement des paiements. Mais ces tentatives sont souvent insuffisantes et ne peuvent pas se substituer à des versements étalés sur 20 à 25 ans. Malgré cette morosité, il y a toujours des opportunistes à la recherche de bonnes affaires. Leur force est de pouvoir payer cash. Incontestablement, ils sont en position de force. Ces investisseurs veulent profiter de la situation. Ils connaissent parfaitement le marché et savent à quelle valeur une affaire est intéressante ou pas. Même si la crise perdure et que certaines propriétés peuvent être encore dévaluées, les beaux produits demeurent encore protégés. Ce sont ces types de biens que les opportunistes cherchent à acquérir comme ce bureau à 4 500 dollars le m2 dans l’un des immeubles les plus chics du centre-ville ou cet appartement au 9e étage à 2 500 dollars le m2 avec des prestations impeccables dans un immeuble tout neuf d’Achrafieh. Leur stratégie est de profiter de la demande locative pour des appartements ou des bureaux. Si la transaction est une belle affaire, le rendement peut atteindre de 5 à 6 % par an. C’est moins élevé qu’un placement bancaire. Mais cela reste un moyen de diversifier ses investissements et ne pas miser uniquement sur les taux d’intérêt des banques.
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Pour mémoire
Les prix de l’immobilier peuvent-ils encore baisser, s’interroge Ramco


Et si c'est un étrange qui veut acheter comment il fait pour payer de l'étranger car le Liban est sur la liste noire?
19 h 00, le 12 octobre 2019