Le président de la République libanaise, Michel Aoun. Photo d'archives Ani
Le président libanais, Michel Aoun, a indiqué vendredi que 276.000 déplacés syriens, ayant fui le conflit qui ravage leur pays depuis 2011, ont quitté le Liban depuis le début, il y a quelques mois, des opérations de retour volontaire menées par la Sûreté générale, ajoutant que le Liban n'a été informé d'aucune plainte concernant leur traitement à leur retour.
Jeudi, un nouveau groupe de près d'un millier de réfugiés syriens avait quitté le Liban dans le cadre des opérations supervisées par la Sûreté générale en coordination avec le régime du président syrien Bachar el-Assad. La SG affirme que ces retours s'effectuent de manière volontaire. Toutefois, l'ONG Amnesty international affirmait mardi que le Liban a "expulsé par la force" près de 2.500 réfugiés syriens depuis mai vers leur pays en guerre. Des chiffres obtenus par Amnesty auprès de la Sécurité générale et du gouvernement libanais montrent que 2.447 Syriens ont été expulsés entre le mois de mai et le 9 août, a précisé l'ONG de défense des droits humains dans un communiqué.
Avec une population de quatre millions d'habitants, le Liban affirme accueillir entre 1,5 million et deux millions de Syriens, dont un million inscrits comme réfugiés auprès de l'ONU. Régulièrement, des voix s'élèvent au sein de la classe politique et dans les médias pour réclamer leur départ, mettant en avant la fin des combats dans plusieurs régions syriennes et leur reprochant de contribuer aux difficultés économiques du pays.
Récemment le gouvernement libanais a accentué la pression sur les réfugiés pour les renvoyer en Syrie, craignant leur installation permanente sur son sol. Des ONG ont notamment dénoncé l'ordre donné aux réfugiés de détruire leurs abris en dur, autorisant uniquement l'utilisation de bois et de bâches en plastique.


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