Le ministère de l’Industrie a publié sur son site web plusieurs offres d’emploi dans des usines disséminées sur tout le territoire libanais. D’après le ministre Waël Bou Faour, il s’agit de 3 850 opportunités d’emplois, et leur nombre pourrait augmenter grâce aux mesures prises pour promouvoir le secteur industriel, comme le décret n°5497 imposant des mesures protectionnistes.
Les secteurs qui recrutent le plus sont l’agro-alimentaire, celui des machines et appareils électriques, le secteur pharmaceutique/ chimique, l’industrie du papier/imprimante et le textile. La profession d’ouvrier est la plus demandée, sans aucune formation ou expérience préalable requise. Tandis que pour les techniciens, conducteurs et ouvriers spécialisés, comme les garagistes, charpentiers ou peintres, une petite expérience d’un ou deux ans, et/ou un Brevet de technicien supérieur (BTS) est une condition nécessaire. Enfin, les professions les moins demandées sont comptable, ingénieur (surtout électrique et mécanique), et des professionnels du commerce électronique, avec en moyenne cinq ans d’expérience.
En 2016, le secteur industriel représentait 7,5 % du PIB libanais et employait environ 140 000 personnes, soit 25 % de la main- d’œuvre locale, selon l’Agence pour le développement des investissements au Liban (IDAL). Les exportations industrielles s’élevaient à 2,79 milliards de dollars.
Selon IDAL qui dépend du Conseil des ministres, le taux de chômage en 2018 est de 6,1 %, alors qu’il s’élève à 20 %, selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la même année. Les jeunes de 15 à 24 ans sont les plus touchés, selon la Banque mondiale.

