Le président de la République, Michel Aoun, a commenté hier la polémique entourant la convocation, devant le parquet financier, du ministre des Télécommunications, Mohammad Choucair, et de certains de ses prédécesseurs, dans le cadre d’une enquête pour corruption, estimant qu’il était « obligatoire de respecter la justice ». « Le respect de la justice est une obligation, pas un choix », a écrit le président Aoun sur son compte Twitter, et non sur celui de la présidence. Il a estimé qu’« une convocation ne signifie pas nécessairement une inculpation ». « Se présenter devant la justice contribue à mettre au jour la vérité », a-t-il ajouté.
Plus tôt dans la journée, l’ancien ministre Nicolas Sehnaoui, relevant du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), avait été interrogé par le procureur général financier, le juge Ali Ibrahim, dans cette affaire de corruption au sein du ministère des Télécoms, qu’il a dirigé de 2011 à 2014. Le procureur, qui base sa démarche sur des informations transmises par la commission parlementaire de l’Information et des Télécoms, présidée par l’ancien ministre Hussein Hajj Hassan (Hezbollah), a également convoqué l’actuel ministre et son prédécesseur, Jamal Jarrah, tous deux du courant du Futur, qui ont refusé de se présenter devant le parquet financier, dénonçant une « politisation » du dossier.


LA JUSTICE DECIDE ET SE PRONONCE ET NOUS HONORONS SES VERDICTS.
19 h 24, le 10 octobre 2019