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Liban - Liberté d’expression

Le harcèlement judiciaire et policier des journalistes et internautes dénoncé

Des voix se sont élevées hier pour dénoncer les mesures prises par le pouvoir pour intimider la presse en général, et certains internautes en particulier, et les contraindre au silence. Ainsi, l’ordre des rédacteurs est de nouveau monté au créneau pour défendre les libertés d’une presse devenue la bête noire du pouvoir, qui l’accuse d’exacerber les tensions dans le pays et d’y provoquer la panique.

Réuni sous la présidence de Joseph Kossayfi, le bureau de l’ordre des rédacteurs a, pour commencer, mis l’accent sur les immenses difficultés que rencontre une profession qui comprend, outre les rédacteurs, les professions complémentaires que sont celles des photographes, des graphistes, des maquettistes et des imprimeurs, jugeant « impensable » que l’État assiste passivement à leurs épreuves, voire les aggrave.

Par ailleurs, l’ordre des rédacteurs a refusé dans un communiqué que le « déséquilibre » dont souffre le pays soit imputé au secteur de la presse et exprimé son attachement à la liberté d’expression.

« Les éventuelles infractions, a-t-il dit, doivent relever du seul tribunal des imprimés ; l’arrestation, l’interpellation ou la suspension des publications ne doivent pas être envisagées comme sanctions. » Par ailleurs, tout en invitant les journalistes à faire preuve de sens de la responsabilité nationale en ces temps de crise, l’ordre des rédacteurs a réclamé que la presse soit catégoriquement « distinguée des réseaux sociaux ».

Signe de faiblesse

Par ailleurs, sur le plan parlementaire, le député PSP Bilal Abdallah, agissant au nom de son bloc, a adressé au gouvernement une question écrite dans laquelle il lui demande des comptes en ce qui concerne le harcèlement policier et judiciaire auquel sont soumis les Libanais qui critiquent ouvertement le pouvoir.

De son côté, le ministre de l’Éducation, Akram Chehayeb, a tweeté : « Nous attendions l’ouverture, ce fut le musellement de la presse. Cette étroitesse d’esprit est signe de faiblesse et non de force. »

Enfin, le bureau politique de la Jamaa islamiya (nom locale donné aux Frères musulmans) a publié un communiqué dans lequel elle affirme : « Nous refusons que le Liban soit transformé en un État policier, et que les journalistes, penseurs et influenceurs soient poursuivis judiciairement et policièrement. »


Des voix se sont élevées hier pour dénoncer les mesures prises par le pouvoir pour intimider la presse en général, et certains internautes en particulier, et les contraindre au silence. Ainsi, l’ordre des rédacteurs est de nouveau monté au créneau pour défendre les libertés d’une presse devenue la bête noire du pouvoir, qui l’accuse d’exacerber les tensions dans le pays et...

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