Le patriarche maronite, Béchara Raï, célébrant la messe auprès du recteur de l’USJ, le père Salim Daccache. Photo ANI
Le patriarche maronite, Béchara Raï, a présidé hier la messe d’inauguration de la 145e rentrée académique de l’Université Saint-Joseph, à l’invitation du recteur de l’USJ, le père Salim Daccache. La cérémonie qui s’est déroulée en l’église Saint-Joseph des pères jésuites, rue Monnot, a également été l’occasion de célébrer le centenaire de la création du Grand-Liban. Mgr Raï a rappelé le rôle des pères jésuites dans la création de l’État du Grand-Liban en 1920. « Les pères jésuites ont assisté le patriarche Howayek, qui s’est rendu à la conférence de réconciliation de Versailles en 1919 », a-t-il dit, précisant que l’USJ, qui était à l’époque la seule université catholique dans le pays, a eu pour étudiants la majorité des grands hommes de l’indépendance. « Parmi eux, les génies de la Constitution de 1926 et ceux du pacte national de 1943 qui a été consacré dans le document d’entente nationale en 1989 », a-t-il indiqué.
« Ces documents, a ajouté le patriarche, consacrent les valeurs constituantes du Liban, l’indépendance de tout suivisme, la patrie définitive pour tous ses citoyens, l’unité dans la diversité, le respect des libertés religieuses, culturelles et politiques, le vivre-ensemble islamo-chrétien dans l’égalité, la participation égalitaire au pouvoir et à la gestion du pays et enfin le Liban-message. »
Mgr Raï n’a pas manqué de dénoncer les abus d’une praxis politique « qui dénature les valeurs du Liban », au nom du confessionnalisme politique. « Nous refusons que soit exacerbé le fanatisme communautaire pour mobiliser les foules », a-t-il martelé à ce propos.


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